Plaisir d’apprendre veut rajeunir son image

Le Centre collégial de l’Alberta a accueilli, du 30 avril au 4 mai dernier, la septième édition de Plaisir d’apprendre, un évènement organisé par la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA) pour les 50 ans et plus.

« Ça fait plusieurs années que notre Fédération a comme mandat de défendre les intérêts des gens entre 50 et 65 ans mais en pratique, notre programme ne répondait pas du tout à leurs besoins », explique le coordonnateur de l’événement, Yannick Freychet.


« Nous avons des profs et des étudiants qui étaient présents il y a sept ans et qui participent encore cette année », s’encourage M. Freychet qui est aussi directeur général de la FAFA. « Nous pouvons penser que notre programme répond à certains besoins, poursuit-il. On avait une image un peu vieillotte qui nous collait à la peau. » Cette année, 15 % des 70 participants étaient âgés de moins de 65 ans.

Le coordonnateur déplore que dans les médias, on ne parle des ainés que dans les faits divers. « Ils sont pourtant là, bien vivants. On oublie complètement qu’avant d’être des ainés, ce sont des adultes qui ont une très grande connaissance et qui sont dynamiques et impliqués », croit Yannick Freychet. Selon lui, ils ont encore beaucoup à donner et savent de quoi ils sont capables.

Comment ça fonctionne?
Pendant une semaine, l’étudiant ainé assistait à deux cours de son choix. « Nous avions quatre choix de cours le matin et quatre l’après-midi », clarifie Yannick Freychet. Les sujets étaient très variés : politique américaine, économie et langue, théâtre, psychologie du vieillissement, etc. En plus des cours, la FAFA offrait des conférences sur l’heure du diner et des activités sociales, sportives et culturelles en fin de journée. L’organisation se questionne toujours à savoir si leur format est bon puisqu’il n’y a pas de hausse d’inscriptions cette année.

Par ailleurs, la FAFA se dit déçue du faible taux de participation des Franco-Albertains qui proviennent de l’extérieur d’Edmonton. Plaisir d’apprendre s’adresse pourtant aux francophones de partout en province. On tente de faire parler de l’organisation mais ce n’est pas gratuit.

De l’argent, il en faut!
La contrainte financière est une perpétuelle préoccupation pour la FAFA. « Il y a de plus en plus de coupures pour les organismes comme le nôtre, nous n’avons pas de budget spécifique pour de tels projets », déplore le directeur général.

Notons que plusieurs participants ont manifesté un intérêt à ce que l’activité se répète plus d’une fois par année. Yannick Freychet croit que la fédération des aînés n’aurait cependant pas les moyens d’offrir des cours sur une base plus régulière.

« Majoritairement, les 70 personnes qui sont ici viennent pour passer une semaine de détente. Je ne pense pas qu’ils seraient intéressés à s’impliquer pour toute l’année », ajoute-t-il.

De son côté, le Centre collégial de l’Alberta (CCA) ne trouve pas l’idée mauvaise. « L’intérêt des ainés ne diminue pas d’une année à l’autre. Ce qui fait que ça va sans doute motiver le Centre collégial à faire évoluer sa programmation de formation continue qui vise la population des 50 ans et plus », exprime Suzanne Bugeaud, la directrice de l’École des langues.

Le CCA se dit prêt à s’asseoir avec la FAFA afin de déterminer si la demande est suffisamment grande pour rendre l’initiative plus fréquente. Il faudrait toutefois trouver des enseignants pour donner les cours. « Si des enseignants à la retraite donnaient les cours, expose madame Bugeaud, ce serait une belle évolution de l’Université du troisième âge ».
 

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