Mauril Bélanger prend le pouls de la communauté

Le député fédéral libéral d’Ottawa-Vanier et critique de son parti en matière de langues officielles était de passage dans la capitale albertaine, le 3 février dernier.

M. Bélanger, qui était à Edmonton pour une soirée en l’honneur du sénateur libéral à la retraite Tommy Banks, a visité le Campus Saint-Jean (CSJ) avant de rencontrer quelques dirigeants des organismes francophones à La Cité francophone d’Edmonton.


« Quel bel édifice! Je connais d’autres communautés francophones vivant en situation minoritaire qui aimeraient pouvoir compter sur un tel édifice », s’est exclamé le député Bélanger à la vingtaine de personnes réunies dans le cadre d’un 5 à 7 tenu au Studio 104.

« C’est très important pour nous que M. Bélanger soit ici, cela nous permet de faire valoir la vitalité de notre communauté. Durant sa tournée, nous avons fait ressortir les acquis obtenus et les défis qu’il nous reste à surmonter depuis sa dernière visite, qui remonte à 2005 », affirme la présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Dolorèse Nolette.

Lors de sa dernière visite, Mauril Bélanger était alors ministre responsable des langues officielles. À l’époque, trois projets avaient été identifiés comme prioritaires par la communauté franco-albertaine. Il s’agissait de la construction de la phase II de La Cité francophone, la nécessité de mettre sur pied le Centre de santé Saint-Thomas et la construction de l’édifice de sciences du CSJ.

Le député s’est dit enchanté de voir les réalisations effectuées depuis son dernier passage, où il avait dû freiner les ardeurs de l’ACFA qui entretenait de grandes ambitions. Le député avait alors demandé à la communauté d’identifier quelques projets principaux que l’organisme désirait concrétiser.

« Là-dessus, je dois féliciter la communauté qui a identifié la phase II de La Cité d’Edmonton et le Centre de santé Saint-Thomas. Aujourd’hui, je vois que c’est fait, mais j’ai vu plus que ça. J’ai vu une énergie et une fierté qui sont palpables, parce que c’est bien beau de construire des édifices et de se doter d’institutions, mais il faut les animer ces institutions et bien les animer », témoigne M. Bélanger.

De nouveaux défis
Sept ans plus tard, la visite de Mauril Bélanger aura permis de mettre en valeur la nécessité de construire un édifice des sciences. D’ailleurs, une bonne partie de la tournée de M. Bélanger dans le quartier Bonnie Doon s’est faite dans l’établissement postsecondaire francophone. « J’ai cru comprendre qu’il manquait d’espace au Campus. C’est un message qui a été répété », lance M. Bélanger.

« Pour nous, il était important de rencontrer M. Bélanger afin de l’informer de nos besoins, lui présenter les défis auxquels nous faisons face, tout en lui démontrant certaines belles réussites », affirme le doyen adjoint aux Affaires externe, Denis Fortin.

En tête de liste des priorités, on retrouve l’édifice des sciences. « Nous avons effectué une visite des laboratoires et nous lui avons présenté l’état de la situation. Il est évident que nos installations sont désuètes. Certains professeurs doivent même emprunter un laboratoire du campus nord pour leurs cours », soutient M. Fortin.

Les dirigeants de Saint-Jean ont également abordé le dossier des installations sportives du Campus, qui ne répondent plus à la demande, tout en lui présentant, du côté des belles réalisations, le laboratoire d’acoustique vocale et le Centre collégial de l’Alberta.

Bien que son parti ne bénéficie plus d’une grande influence à la chambre des communes, le député libéral s’est engagé à sensibiliser le député conservateur d’Edmonton-Leduc, James Rajotte, auprès de qui il assure qu’il trouvera une oreille sensible à ces revendications.

« On m’a expliqué que c’était LA priorité de l’Université de l’Alberta, ce qui n’est pas peu dire. Je vais donc me permettre d’en discuter avec mon collègue qui considère la science comme un élément important dans l’évolution d’une société. Ce genre d’intervention ne peut être néfaste, au contraire, elle peut s’avérer très utile », avance Mauril Bélanger.

Il rappelle toutefois que vivre en situation minoritaire demande un effort quotidien de la part de la communauté. Il soulève notamment le fait que l’aile du Centre de santé Saint-Thomas gérée par le gouvernement ne compte pas beaucoup de francophones comme locataires, malgré leur grande implication dans le projet. Il remarque également, l’absence de soins de longue durée.

« Il ne faut pas se faire d’illusions, il faut vous armer de patience, de courage et de fermeté », martèle-t-il.

Une communauté solide
Pour avoir été ministre responsable des langues officielles sous le gouvernement libéral de 2004 à 2006, Mauril Bélanger connait bien les différentes communautés francophones du Canada.

« La communauté francophone de l’Alberta est bien organisée, mais surtout, elle est à l’aise financièrement, et ça, pour plusieurs raisons, notamment avec la vente de terrains de par le passé. Cela lui donne un coussin, une autonomie que d’autres envieraient. Ça roule ici », affirme le député libéral en parlant des nombreux projets au sein de la francophonie albertaine.

La sénatrice franco-albertaine, Claudette Tardif, admet que la courte visite du député Mauril Bélanger se résume à deux institutions d’Edmonton.

« Je suis très fière de montrer tous nos accomplissements depuis la dernière visite de Mauril Bélanger et cela me fait chaud au cœur de partager cela avec vous. Même si cela prend l’allure d’une tournée d’Edmonton, je voudrais rappeler que les organismes que M. Bélanger a eu l’occasion de visiter ont des répercussions et un rayonnent dans toute la province », précise la sénatrice.

 

 

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