Grande Prairie enfin sur la carte !

Le Réseau des villes francophones et francophiles s’est tenu à Grande Prairie, les 5 et 7 septembre. Une grande première pour la ville qui permet de se faire connaître au-delà des frontières canadiennes. C’est aussi un rêve qui se concrétise pour la directrice de l’ACFA régionale, Michelle Margarit. Rencontre avec cette passionnée de Francophonie avec un grand F.

Michelle Margarit

Le Franco : Recevoir le Réseau des villes francophones et francophiles c’est un rêve qui se réalise. Pourquoi ?

Michelle Margarit : En 2015, j’ai assisté à la première rencontre du Réseau des villes francophones et francophiles à Québec avec des conseillers municipaux. Et je leur ai dit, ça serait le fun si un jour ça nous arrivait. Quand je disais un jour, je pensais peut-être dans 10 ou 15 ans. Mais que cela arrive maintenant, qu’on soit la première ville en dehors du Québec au Canada à faire partie des hôtes de la conférence. Je suis vraiment éblouie.  

Le Franco : En tant que directrice de l’ACFA régionale de Grande Prairie, qu’est-ce que la venue du Réseau des villes francophones et francophiles représente ?

Michelle Margarit : Pour moi c’est une grande étape. Notre CA a décidé, il y a 11 ans de s’impliquer dans la communauté. On a travaillé avec la ville main dans la main depuis quatre mois. Ça a créé encore plus de soutien de leur part, car ils reconnaissent le travail qu’on a fait. Ils sont très fiers de cet exploit, ils en sont aussi éblouis, car on s’attendait à 80 personnes, on en a eu 150 au jour d’aujourd’hui. Le spectacle qu’on va avoir ce soir, c’est unique. Pour moi c’est le plus gros spectacle qu’on ait jamais eu en Alberta. On a 12 artistes franco-albertains et on va avoir beaucoup de personnes de la communauté qui sont venues écouter le spectacle. Cet après-midi, j’ai 350 jeunes qui sont venus y assister. Ces jeunes vont rentrer chez eux, ils vont parler de ce spectacle et cela va leur donner une fierté de voir que la francophonie c’est vivant qu’ils peuvent faire du rock, faire de la musique en français et pouvoir être des professionnels.  

Le Franco : Avez-vous rencontré des défis ?

Michelle Margarit : On a rencontré des défis, car au début en demandant à la ville de Québec nous pensions que cela serait une petite conférence. Puis de fil en aiguille, grâce au soutien du Centre de la francophonie, c’est devenu une conférence magnifique. Tout le monde est très fier, les gens qui participent sont ravis de l’accueil. Ils ont vraiment été agréablement surpris de la ville et du contenant de la rencontre.

Le Franco : Quelles sont les retombées attendues de ce Réseau ?

Michelle Margarit : Les retombées auxquelles j’espère. C’est de voir que peut-être les nouveaux programmes des langues officielles donnent à la ville des fonds pour la franciser. Et je pense que la ville est prête à le faire, c’est dans leurs plans. Peut-être nous donner plus de possibilités financières pour donner des projets pour les grades 6 par exemple, à l’intention des écoles francophones et d’immersion, où on pourrait avoir des temps de jeu en dehors de l’école, dans un parc où on pourrait apprendre à vivre ensemble. On ferait participer des bénévoles, et des grades 11, 12 comme mentors. Eux aussi développeraient la fierté d’aider des plus jeunes. Ce sont des plans que je rêve de faire ici, et si ça marche, c’est un modèle que l’on pourrait refaire dans d’autres régions de la province.

Le Franco : Grande Prairie n’est pas loin de l’Alaska et on a fait mention d’un corridor touristique lors des présentations, est-ce que ça serait aussi un projet en perspective ?

Michelle Margarit : Pour moi ça serait de travailler avec l’ACFA de Falher, avec RDÉE Canada, et voir comment on pourrait créer un parcours où les gens arriveraient ici ? Ils feraient le tour de Grande Prairie, on a beaucoup à offrir. Et ensuite de monter vers Saint-Isidore, Falher et enfin Rivière La Paix qui est magnifique. Juste de passer à la rivière, d’aller à Dunvegan, où il y a toute une histoire où les premiers francophones sont arrivés. Le spectacle des cygnes qui viennent en grand nombre à Grande Prairie, c’est majestueux et les gens ne le savent pas nécessairement. Ensuite, continuer vers le musée des dinosaures et peut-être prendre la route vers Grande Cache qui est aussi magnifique. Et là on est rendu dans les Rocheuses ! Ce sont des idées, mais il va falloir probablement sensibiliser les communautés et trouver des champions pour faire ça. Tout seul même avec le RDÉE on est pas capable, il faut qu’on soit les communautés ensemble.

Le Franco : Que retenez-vous de tout ça ?

Michelle Margarit: Ce que je retiens surtout, c’est le support de mon CA, la moitié des membres de ce CA siège depuis 11 ans. Ce sont des personnes solides, très impliquées, ils étaient là hier soir. Ils accueillaient des gens et ils assisteront encore au spectacle de ce soir.

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