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Recensement : Sans bon chiffrage, pas de politique de services en français possible !

Mardi 9 mai, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a accueilli avec beaucoup d’enthousiasme le rapport du Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes, intitulé « Le dénombrement des ayants droit en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés : pour un recensement au service de la Charte ». Ce rapport reconnaît le besoin de changer les modalités du recensement de Statistique Canada afin que les populations francophones soient mieux évaluées.

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Tout a commencé en février dernier, lorsque l’ACFA remet au Comité un mémoire exhaustif sur le sujet du dénombrement des francophones au Canada. Dans leurs recommandations, l’ACFA appelle alors à recueillir des données complètes et fiables afin d’évaluer les besoins en services des communautés francophones. « Il faut comptabiliser de façon beaucoup plus précise le nombre de francophones. Les questions du recensement de Statistique Canada sont superficielles et ne permettent pas de faire une bonne évaluation des besoins sur 20-30 ans », commente encore aujourd’hui Jean Johnson, président de l’ACFA.

Une question essentielle pour avoir des services adéquats

Au cœur du problème se trouve l’évaluation des besoins et des services à destination des populations francophones. Éducation, santé, emploi, arts, culture… Autant de secteurs pour lesquels le chiffrage est essentiel si l’on veut estimer avec précision les besoins et faire évoluer en conséquence les services. Jean Johnson donne un exemple : « Chaque fois qu’on a ouvert une école, on était obligés deux ans plus tard de faire des demandes pour l’agrandir car on n’avait pas l’information précise sur la demande », illustre-t-il.

La question du nombre d’ayants droit est essentielle au bon développement de la communauté selon l’ACFA. « Présentement, nous ne sommes pas munis avec de l’information exacte sur nos communautés, ce qui rend la planification communautaire difficile », témoigne son président, Jean Johnson. Sans chiffres précis sur le bassin de population, tous les services, tels que l’accueil des aînés, la scolarité des plus jeunes, la promotion des arts et de la culture, le soutien à la jeunesse ou encore celui aux femmes, ne peuvent s’épanouir et répondre aux attentes.

Un rapport positif, applaudi par l’ACFA

Si l’ACFA se réjouit du rapport du Comité permanent des langues officielles, c’est parce que ce dernier exhorte Statistique Canada à ajouter les questions nécessaires au bon dénombrement des francophones pour le recensement de 2021. « Plus encore, le Comité demande également au gouvernement fédéral de jouer un rôle de leadership dans cet important dossier pour nos communautés, ce qui est essentiel ! », complète M. Johnson.

L’ACFA relancera le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Monsieur Navdeep Bains, ainsi que la ministre du Patrimoine canadien, Madame Mélanie Joly, afin de s’assurer que ses recommandations sont respectées.

« Il faut comptabiliser de façon beaucoup plus précise le nombre de francophones », Jean Johnson, président de l’ACFA.

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