Le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), appuyé par l’ACFA provinciale, a annoncé le lancement d’une série de consultations à partir du 10 avril, et ce jusqu’au 3 mai, à travers la province : Falher, St-Isidore, Grande Prairie, Plamondon, Bonnyville, Lethbridge, Brooks, Calgary et Edmonton. À quoi s’attendent les principaux intéressés ? Le Franco le leur a demandé.

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« Je suis contente de cette nouvelle », s’exclame Thérèse Dallaire, directrice de l’ACFA de Bonnyville. Par le passé, des consultations avaient déjà eu lieu sous la direction de Marc Tremblay. Selon l’actuel directeur général du CDÉA, Juste Kagisye, la dernière planification stratégique remonte à environ cinq ans.

Cinq ans plus tard, le but de cette démarche consiste donc à connaître les besoins actuels des francophones. Cette dernière s’inscrit dans le cadre d’une révision de la prochaine planification stratégique. Si pour certains membres de la communauté, comme Mme Dallaire, ces consultations sont synonymes de bonnes nouvelles, pour d’autres, comme Kate Gilbert, directrice de l’ACFA de Lethbridge, c’est un peu nouveau. Elle souhaite donc en apprendre davantage sur le CDÉA, « car ce n’est pas un partenaire commun », fait-elle remarquer.

De son côté, Daniel Carrier, directeur de l’ACFA de Plamondon, espère que le CDÉA pourra mieux comprendre la réalité des régions et intervenir dans ce domaine. « Les services en français des petites régions reposent sur le dos des ACFA régionales, bien qu’étant déjà en partenariat avec le CDÉA, il faudrait apporter une solution plus adaptée à cette réalité », explique Mr Carrier.

Du côté de Grande Prairie, la directrice de l’ACFA régionale, Michelle Margarit, espère voir la mise en place d’actions concrètes, comme la présence régulière d’un membre de l’équipe du CDÉA, « entre une fois par mois, ou tous les 15 jours, pour offrir une offre de services positive », souligne-t-elle. Selon elle, par le passé, le service n’a pas été très actif. « J’aimerais bien une rétroaction ainsi que la mise en place d’un plan d’action à la suite du plan stratégique du CDÉA, pour mieux servir les ACFA régionales », a-t-elle également déclaré.

Franco Boudreault, directeur de l’ACFA de Rivière la Paix, y voit, lui, une ouverture de la part de l’organisme : « c’est toujours bien de pouvoir être consulté », partage-t-il. Calgary ne s’est pas encore prononcé et Edmonton attend de voir de quoi il en retourne.

Renouer le dialogue

M. le directeur Juste Kagisye, pour sa part, insiste sur le fait que le CDÉA souhaite contribuer au développement social et culturel de ses partenaires économiques. « Nous aurons des questions bien précises, mais aussi ouvertes, tout le monde aura l’occasion de s’exprimer plus d’une fois, tout est bon à dire », a-t-il précisé.  Le directeur du CDÉA a déjà rencontré une partie des maires et des directeurs généraux des municipalités du Nord-Ouest, récemment de passage à Edmonton. Certains horaires ont déjà été modifiés afin de s’assurer que la rencontre avec les acteurs régionaux puisse bel et bien avoir lieu. « Nous allons sur le terrain pour entendre les gens, sinon cela ne servirait à rien », fait remarquer le directeur.

M. Kagisye a d’ailleurs certifié qu’il sera présent lors de toutes les consultations annoncées. Si les acteurs de la communauté ne savent pas encore à quoi s’attendre à l’annonce des consultations, cela marque un moment important pour le CDÉA de remettre le pied à l’étrier auprès des membres de la communauté.

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