Grande Prairie contre le racisme

Le saviez-vous ? Chaque année, le 21 mars marque non seulement le début du printemps mais aussi la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. À Grande Prairie, ce fut l’occasion de célébrer la grande diversité de la ville et de favoriser une meilleure connaissance réciproque entre les communautés.

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« Mieux on se connaît les uns les autres, moins le racisme a de chance de se propager », pense Augustine Ebinu, coordinateur du partenariat local pour l’immigration et organisateur de l’événement.

Une centaine de personnes sont venues participer à cette célébration et profiter des spectacles offerts par les communautés autochtone, latine et philippine de Grande Prairie.

« La municipalité regroupe une grande diversité de communautés », a expliqué M. Ebinu. « Les chiffres fluctuent beaucoup parce qu’il y a un mouvement continu d’arrivées et de départs », a-t-il dit, « mais l’on peut dire que les communautés les plus nombreuses à ce jour sont celles des Philippins et des Indiens ». L’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine sont aussi représentées.

« Le vivre ensemble est important », souligne M. Ebinu. La situation à Grande Prairie est plutôt bonne, selon lui. « Bien sûr le racisme n’est pas complètement éliminé et on note quelques incidents », a-t-il précisé, « mais de manière générale, la situation s’est amélioré par rapport à il y a 10 ou 15 ans ».

« Les participants ont montré beaucoup d’intérêt pour l’événement, qui nous rappelle l’importance de lutter contre le racisme », a ajouté le coordinateur. La journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale a été instituée par les Nations Unies pour commémorer ce jour de 1960 où, en Afrique du Sud, la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid.

Sur la scène internationale, le Canada est souvent montré comme un bon élève en matière de tolérance et d’intégration des immigrés. Mais l’on oublie souvent le sort des populations autochtones, elles aussi victimes régulières de discrimination raciale. « On dit aux nouveaux arrivants ceci : on vient tous de quelque part. Il est important de respecter ce peuple qui lui aussi a souffert. Et le spectacle de danse autochtone est un bon moyen pour faire connaître cette culture aux nouveaux arrivants », a expliqué M. Ebinu.

Les francophones aussi sont partie prenante de cette initiative puisqu’ils sont représentés au sein du partenariat local pour l’immigration, dont fait également partie le centre bilingue pour les nouveaux arrivants.

C’était la quatrième fois que cette Journée internationale était célébrée à Grande Prairie, et M. Ebinu prévoit déjà une autre fête pour l’année prochaine, avec encore davantage de communautés représentées.

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