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Parents engagés, écoles en santé !

La Fédération des parents francophones de l'Alberta a organisé son 29e colloque au Pavillon Lacerte du Campus Saint-Jean, le 19 novembre. C'était un moment privilégié pour les parents, leur permettant ainsi de discuter des nombreux défis qui les concernent. Parmi ceux-ci, le manque de communication et d'accès à l'information entre parents. L'importance du curriculum a aussi été abordée par le ministre de l'Éducation David Eggen, venu spécialement pour cette occasion. Le ministre en a profité pour réitérer, auprès des participants, l'appui du gouvernement provincial envers la communauté francophone.

« Les parents cherchent toujours des moyens non seulement de communiquer avec les conseils scolaires, mais aussi entre eux », explique Mireille Péloquin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de l'Alberta (FPFA). Malgré le flot d'information rendu accessible avec l'ère du numérique, les renseignements importants demeurent ambigus. L'objectif principal du Colloque était donc d'outiller les parents à devenir de meilleurs communicateurs dans leur environnement.

IMG 0168Les défis soulevés

La difficulté majeure, selon la directrice, est sans doute d'établir le premier contact entre les parents. Leurs informations personnelles, telles que leur adresse courriel ou leur numéro de téléphone, ne sont pas divulguées par le personnel de l'école. « Essayer de faire avancer ou de créer des projets pour l'école sans être capable de rejoindre les autres parents, ce n'est pas évident », déplore-t-elle.

Pour ce qui est des comités de parents, c'est toujours la même chanson. Comment mettre en place ces comités-là sans pouvoir communiquer avec les parents des autres élèves? Mme Péloquin confirme que les conseils scolaires ne s'y mêlent pas. Il revient donc aux parents de s'organiser comme ils le peuvent, « et ça a toujours été ainsi », précise-t-elle.

L'utilisation des parents à bon escient

« C'est souvent de la mauvaise information qui cause des ennuis entre professeurs et parents », soulève Mme Péloquin. Pourtant, la communication et l'information sont à la base d'une bonne relation entre les différents acteurs du développement de l'enfant. C'est pourquoi, comme spécifie Mme Péloquin, un atelier sur le curriculum était offert lors du Colloque, permettant aux parents de savoir exactement ce qu'il se passe dans la salle de classe.

Les mères et les pères influent grandement sur la direction que peut prendre une école, selon la directrice de la FPFA. « Oui, les professeurs ont une charge énorme, mais les parents s'avèrent être une ressource incroyable », précise-t-elle. Souvent perçus comme étant trop interventionnistes ou trop exigeants, ils sont au contraire d'une utilité complètement gratuite et inutilisée. Là est donc le mandat de la Fédération des parents francophones de l'Alberta : mettre de l'avant les parents plutôt que les laisser de côté.

Quelques préoccupations

Certains parents se sont prononcés, lors de l'Assemblée générale exceptionnelle, sur leurs inquiétudes. L'une d'entre elles concernait le manque de possibilités de formations postsecondaires en français pour les étudiants. Effectivement, à l'Université de l'Alberta, un grand nombre de cours ne sont pas offerts dans la langue de Molière.

Une autre préoccupation soulevée était la perte d'une masse importante d'élève au profit des programmes d'immersion. La question sur l'égalité entre les écoles catholiques et laïques a aussi été abordée, éveillant un enjeu de taille dans l'éducation francophone.

IMG 0041 2Une grande première

La présence du ministère de l'Éducation dans la communauté francophone a permis aux parents, pour la première fois, d'avoir directement accès à l'information sans avoir à passer par les conseils scolaires. L'honorable David Eggen s'est prononcé sur l'importance du français dans la province : « Nous savons que dans les dernières années, les enfants francophones n'ont pas bénéficié du support qu'ils auraient dû recevoir. Nous allons changer cela. [...] Il faut reconnaître que le français n'est pas juste une autre langue, c'est une langue officielle du Canada. Il fait partie du passé, du présent et du futur de l'Alberta. »

Pour terminer en beauté

Deux prix ont été remis lors de l'AGE. Le bénéficiaire du prix de la CNPF a été l'Association de l'École Boréale de Fort McMurray, pour son initiative de Jujitsu. Le prix Manon Boutillier a été offert à Maryse Simon, de la Société des amis de l’École Héritage, grâce à son dévouement en tant que parent bénévole. « On a reçu des candidatures des quatre conseils scolaires de la province. Ça a été une surprise pour nous, on ne s'attendait pas à autant », se réjouit Mme Péloquin.

Le Colloque de l'an prochain soulignera les 30 ans de l'Association. Ce sera un rendez-vous à ne pas manquer pour les parents d'élèves engagés à travers toute la province.

IMG 0151Les ateliers du colloque

Une variété de séances d'information enveloppait le colloque, permettant aux délégués présents d'en apprendre davantage sur leur rôle en tant que parents. Les sujets ont touché les services de garderie, les conseils scolaires, l'intégration des nouveaux arrivants, le leadership et plus encore. De nouvelles réalités ont aussi été représentées, telles que la diversité sexuelle chez les jeunes, la technologie dans les salles de classe ainsi que le renouvellement du curriculum.

L'un des ateliers était animé par Christine McLeod, consultante et formatrice en leadership et ancienne présidente de la Société des parents de l'École des Aiglons, à Squamish. Elle présenta diverses initiatives entreprises par les parents de cette école, qui ont su aider grandement à son développement dans une période difficile. Mme McLeod  a d'ailleurs généreusement partagé plusieurs stratégies utilisées ainsi que des résultats concrets en terme de revenus.

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