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Le gouvernement en mode écoute

À la suite de l’annonce faite le 15 octobre dernier concernant le développement d’une politique de services en français, le gouvernement provincial a lancé une série de consultations auprès de la communauté francophone. Trois sessions ont déjà eu lieu, et ont notamment fait ressortir le fort besoin de reconnaissance de la communauté.

Les premières consultations ont porté sur l’histoire et le patrimoine, l’éducation et le développement économique. Chacune des sessions a réuni une quinzaine de participants venant de toute la province, autour d’une animatrice recrutée pour l’occasion par le Secrétariat francophone.

Le nombre réduit de participants est un choix délibéré du gouvernement, a expliqué Cindie Leblanc, directrice générale du secrétariat francophone, car l’objectif est de favoriser des discussions de fond sur chacun des sujets.

Des discussions riches et ouvertes

« Les participants ont démontré un grand optimisme et beaucoup d’intérêt pour la politique en cours d’élaboration », a déclaré Ricardo Miranda, ministre albertain de la Culture et du Tourisme.

Pour Denis Perreaux, directeur de la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA), qui a participé à la première session, les échanges ont en effet été très intenses. « En trois heures, on a couvert beaucoup de matière », a-t-il dit.

Les consultations se déroulent principalement à Edmonton et Calgary, mais réunissent des participants de toute la province. « Il y avait une très bonne représentation provinciale », a souligné non seulement M. Perreaux, mais aussi Michèle Dallaire, présidente du Conseil Scolaire Centre-Est, qui a participé à la session sur l’éducation.

Le gouvernement a recueilli de bonnes informations qui vont permettre la rédaction de la politique sur les services en français, a assuré le ministre. Les résultats de ces consultations seront d’ailleurs présentés aux autres ministères pour des discussions internes au gouvernement.

« Nous sommes arrivés à des propositions tangibles. Il s’agit maintenant de voir comment tout cela va être intégré aux résultats des autres consultations », a observé le directeur de la SHFA. Selon lui, le défi pour le gouvernement va être de trouver le bon compromis entre des principes directeurs qui pourraient être trop vagues, et des actions spécifiques qui pourraient être trop limitées.

« Il n’y a pas de méthodologie idéale pour ce genre de consultations. Le plus important, c’est l’écoute, et de ce point de vue là, ça s’est bien passé. On s’est sentis écoutés », a-t-il ajouté.

consultationsPour une reconnaissance du fait francophone

Ce qui ressort clairement de ces premiers échanges, selon le ministre Miranda, est le besoin de reconnaissance de la communauté francophone par le gouvernement.

C’est aussi le point de vue M. Perreaux. « L’une des principales problématiques abordées, a-t-il déclaré, est celle de la reconnaissance de la présence francophone en Alberta, et de ses racines profondes, notamment dans l’histoire officielle diffusée par le gouvernement. »

La présence politique, et plus particulièrement celle du ministre Miranda lors de la première session, a d’ailleurs été bien appréciée, a noté M. Perreaux.

Six autres consultations sont prévues d’ici le 15 novembre sur les sujets suivants : relations avec le gouvernement; immigration; art et culture; santé; justice; et services sociaux.

Le sondage en ligne est disponible pour tous les Albertains jusqu’au 20 novembre. « 250 personnes y ont déjà répondu, a précisé le ministre, et j’espère que le maximum d’Albertains y participera. »

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