La Francophonie albertaine a parlé, vendredi le 30 septembre dernier, d’une voix très claire et portante, alors qu’une somme de plus de 251 982 $ a été amassée afin de soutenir sa communauté.

20160930 185818Diffusé en direct par Radio-Canada, le Francothon a été possible grâce à la participation de plus de 50 bénévoles et des mois de préparation. L’animation a été confiée à Rudy Desjardins et Sandra Gagnon, et l’évènement a mis en scène des artistes de renom bien connus des gens d’ici, comme Mireille Moquin, Karimah, Ariane Mahryke Lemire et Daniel Gervais.

De plus, cette année, une formule « prison ou caution » a été organisée par l’Association des juristes d’expressions françaises de l’Alberta (AJEFA). Celle-ci a permis de juger, de manière très amusante dans un procès simulé, sept leadeurs de la Francophonie qui ont dû passer du temps en « prison » et recueillir des dons. Ces derniers ont tous amassé plus que la caution qui leur avait été fixée.

Par ailleurs, pour le nouveau président de La Fondation franco-albertaine, Éric Préville, un pareil succès, dans des temps difficiles économiquement pour l’Alberta, démontre l’importance de consolider l’avenir de la Francophonie pour les Albertains. Joël F. Lavoie, directeur de la Fondation, abonde dans le même sens. Pour lui, l’engagement de Radio-Canada et des partenariats représente la clé du grand succès de cet évènement. « Sans l’ACFA, le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) et le Campus Saint-Jean, l’évènement ne serait pas possible », dit-il.

Des régions engagées
La présence de nombreux collaborateurs tels que le Conseil scolaire Centre-Nord, le Conseil scolaire FrancoSud, La Cité francophone, le Centre de développement musical, l’ACFA de Bonnyville, le Comité culturel de Saint-Isidore, l’école Héritage et La Cité des Prairies ont permis à l’évènement de rayonner aux quatre coins de la province.

Pour les organisateurs, l’évènement a atteint sa cible. « Les résultats sont au-delà de nos espérances », lance Joël F. Lavoie. De plus, cinq régions ont participé à la levée de fonds. « Nous aimerions qu’il y en ait plus, mais c’est un bon début. Et parfois, le « timing » n’est pas le bon, par exemple à Falher, qui est en pleine saison des récoltes », explique le directeur.

FJA bénéficiaire
Cette année, FJA a été le partenaire honorifique de l’évènement, c’est-à-dire que chaque don non assigné lui était remis. Ainsi, près de 6 800 $ iront gonfler les coffres du fonds de dotation de l’organisme jeunesse. « Nous sommes évidemment très heureux et honorés de recevoir ces fonds qui nous permettront de continuer nos activités et de toujours mieux représenter la jeunesse albertaine », a mentionné le directeur général de FJA, Casey Edmunds. Certaines fondations font d’ailleurs de la jeunesse leur bénéficiaire, comme la Fondation Pierre et Cécille Bergeron.

Pour l’instant, le prochain partenaire honorifique n’est pas encore choisi. « Nous avons déjà des demandes et le tout sera décidé par le comité organisateur », a précisé Joël F. Lavoie.

À n’en point douter, le Francothon représente un évènement d’importance qui souligne la vitalité de la communauté franco-albertaine.

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