Redéfinir ! C’est un peu le mot d’ordre que s’est donné le Centre de développement économique de l’Alberta (CDÉA) lors de son assemblée générale du jeudi 22 septembre, à Calgary. L'AGA a été plus longue que de coutume puisque l’organisme devra aborder de nombreux changements lors de l'année 2016. Quelle sera la ligne directrice dans les dossiers concernant le CDÉA ? Jean-Philippe Couture, le président, a bien voulu répondre aux questions du Franco.

Le Franco : Que faut-il principalement retenir de cette AGA? 

Jean-Philippe Couture : Pas mal de choses à dire. Plus de changements, plus de nouveautés. Dans la dernière année, le CDÉA a développé de façon importante ses revenus. De nouveaux visages et programmes, une augmentation marquée dans le volet touristique sous le leadership de Julie Fafard avec une campagne publicitaire au Québec, ou encore celui de l'entrepreneuriat avec Francopreneur.

LF : Parlez-nous du programme Francopreneur  ? 

JPC : Le contexte est très intéressant avec l’économie actuelle. Il y a beaucoup plus de jeunes qui ont une expertise dans un domaine. Quand l’économie va bien, les gens ont souvent un emploi. Ils ne cherchent pas nécessairement à rentrer en entreprise ou quoi que ce soit. Ils ont des idées, mais généralement, ils ne la forme pas. Ce qu’on remarque, c’est que depuis le ralentissement économique, des personnes ont perdu leur emploi. Ils avaient toutes ces idées-là avant. Maintenant qu’ils ont perdu leur travail, c’est le temps de se lancer en affaire. Il y a différentes formations ici et là le soir. On est satisfait de cette infrastructure, on sait que ça ira en augmentant avec le temps.

LF: Quelle sera la ligne directrice de Francopreneur pour l’année 2016-2017 ?

JPC : c’est d’aider vraiment à un niveau micro sur le terrain. Des personnes qui ont une idée pour se lancer en affaire, au niveau lucratif ou en économie sociale. Le but s’est d’avoir quelqu’un qui à l’intérieur du CDÉA va être capable de les aider, de mettre ça sur papier, de développer leur idée, d’appuyer le concept et de  développer une réalité qui va amener à un emploi ou une petite entreprise.

LF : Vous avez un volet immigration au sein du CDÉA. En quoi vous différenciez-vous des autres organismes comme le Centre d’Accueil ou le RIFA ? 

JPC : C’est une très bonne question, et c’est là je pense que l’on va observer un changement au sein du CDÉA en matière d’immigration. Le CDÉA a accès à certaines enveloppes par sa participation avec RDÉE Canada (Réseau de développement économique et d'employabilité), ou au travers de sa participation avec d’autres organismes en matière d’immigration économique. On ne veut pas commencer à entrer en compétition avec les autres organismes. La directive que j’ai donné et que le CA a donné, c’est de travailler en partenariat avec les autres organisations. Ils ont déjà une expertise en matière d’immigration. C’est à nous de travailler avec eux, de créer un projet en commun et de dire : voici comment on va le financer avec des sommes qu’on est capable d’aller chercher. Le mot que j’aimerais que les gens retiennent au niveau de l’action générale du CDÉA est partenariat. Ce qui nous tient à cœur au CDÉA, c’est non seulement l’immigration économique et tout son réseautage, mais surtout de pouvoir faire un pont entre toutes les communautés francophones. 

LF : Avez-vous déjà des partenariats avec certains organismes ?

JPC : Ça va se développer au cours de la prochaine année, mais je dirais qu’au niveau de certains partenariats, on est en train de renouveler l’entente de chef de file avec l’ACFA. Travaillons ensemble pour le bien général de la communauté, plutôt qu’individuellement. À l’automne 2016, une situation stratégique sur la manière d’interagir avec les membres de la communauté devrait être mise en place afin de redéfinir les liens.

LF :  Quelle décision avez-vous prise concernant la mise en place d’une nouvelle direction? 

JPC : Depuis le 15 août, on a lancé un concours qui s’est terminé jeudi dernier juste avant l’AGA et s’est fermé à 17h. On a eu plus de 30 candidatures et un comité du CA commence déjà à les regarder. Une rencontre du CA permettra aussi de réaliser un plan d’action pour établir où on souhaite s’en aller et, définir ce que l’on veut de la prochaine direction générale. D’ici la mi-novembre, un choix devra être fait. Juste Kagisye, le directeur intérimaire, aidera à favoriser la transition avec le futur 
directeur ou la future directrice générale.

LF : En tant que président, avez-vous déjà une vision claire sur le mandat du CDÉA ?

JPC : Je peux avoir une vision, mais la vision la plus importante est celle de ses membres francophones et francophiles. Quand la nouvelle direction sera en place, le but du CDÉA sera de revenir aux mandats de base de l’organisme. 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut