Mieux outiller la jeunesse immigrante

Les jeunes immigrants francophones de 14 à 30 ans de Calgary et d’Edmonton auront un appui de taille afin de réussir dans la vie. C’est ce qui a été annoncé, le 21 avril dernier, lors du lancement officiel du projet Mentorat Jeunesse Plus.

La mise en place de projet est le fruit d’un partenariat entre l’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society (AJFAS) et la Corporation Néo-canadienne de Développement (COCDEL), un organisme sans but lucratif de Toronto, un projet de Mentorat Jeunesse Plus.

« Nous voulons contribuer à ce que les jeunes restent dans le milieu scolaire et qu’ils améliorent leur rendement afin d’être bien outillés au terme de leur cycle scolaire », a lancé le directeur général de COCDEL et coordonnateur principal du projet, Eddy Lukuna.


« Cette problématique va au-delà de la frontière ontarienne, elle touche les jeunes de partout au Canada. Nous vivons le même combat : les jeunes sont exposés à beaucoup de difficultés à l’école. De là l’importance d’avoir un projet de cette envergure », note M. Lukuna en précisant qu’outre l’Ontario et l’Alberta, les provinces du Manitoba (Winnipeg et Saint-Boniface) et Québec (Sherbrooke et Montréal) étaient partie intégrante de cette réussite.

Selon le directeur général de l’AJFAS, Luketa M’Pindou, le choix de son organisme pour piloter ce projet en sol albertain était logique. « Depuis ses débuts, en 2000, l’AJFAS s’est positionné comme étant organisme qui s’occupe de la jeunesse immigrante. COCDEL a donc frappé à la bonne porte », estime M. M’Pindou.

Pour la première phase du projet, qui s’échelonnera jusqu’en septembre 2012, les instigateurs du projet entendent travailler avec 35 jeunes, et ce, en séquence de trois à six mois. « Trois catégories de jeunes ont été ciblées. Nous aimerions 10 jeunes qui sont à l’école et qui sont issus des communautés ethnoculturelles, 15 qui sont en difficultés ou ont abandonné l’école ainsi que 10 qui proviennent de la communauté d’accueil », présente Luketa M’Pindou. « Ce projet vise les villes d’Edmonton et de Calgary. Le nombre exact de jeunes par métropole restera à confirmer », ajoute-t-il.

Eddy Lukuna croit qu’il s’agit là d’un bon échantillonnage. « Nous visons à la fois des jeunes qui ont du mal à finir leur secondaire afin de les amener à mieux se positionner académiquement que des jeunes ayant déjà quitté le milieu scolaire et qui ont de la difficulté à chercher leur vocation professionnelle qui leur permettra de gagner honnêtement leur vie dans la communauté », explique le directeur général de COCDEL.

L’organisme de Toronto entend confier la gestion à l’AFJAS qui sera responsable du recrutement à la fois des jeunes et des mentors, de la gestion des activités sur le terrain, ainsi que sur le développement des outils. Pour ce faire, l’AJFAS n’entend pas réinventer la roue, mais plutôt travailler avec les organismes qui ont déjà une expertise dans certains domaines.

« CANAVUA par exemple peut contribuer au niveau du recrutement des bénévoles, car il nous faut cinq bénévoles et huit mentors. De son côté, le Centre d’accueil et d’établissement offre déjà un appui avec l’aide aux devoirs dans certaines écoles grâce au projet de travailleur en établissement, sans oublier accès-emploi qui présente déjà un programme de mentorat », souligne Luketa M’Pindou.

« La réussite de ce projet sera basée sur les partenariats communautaires. Notre rôle sera d’agir comme intermédiaire », précise-t-il.

 

 

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