GlobalFest, le sens de la famille

La communauté francophone de Calgary a célébré sa diversité au grand festival des communautés, au parc Elliston, du 19 au 27 août. Les points de vue de la coordinatrice du GlobalFest, Erin Fiell, et des deux organisatrices de l’ACFA régionale de Calgary, Marie-Ève Thériault et Marie-Thérèse Nickel, présentes lors du festival, témoignent du désir de se rassembler. 

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Calgary est une grande famille et vient de passer la barrière des 100 000 francophones. La Francophonie était visible et bien présente au GlobalFest, le plus grand festival de feu d’artifice de Calgary. Ceux qui y étaient ont pu voir le pavillon de la communauté francophone aux côtés de ses sœurs brésiliennes, hispaniques, et pakistanaises, et ce, pour un total de 20 communautés représentées.

 

Le GlobalFest, plus qu’un feu d’artifice

Le Franco s’est dépêché sur place et a interrogé les différents acteurs pour s’en rendre compte. Un festival qui en est à sa quatorzième édition, depuis sa création au début des années 2000. Erin Fiell, la coordinatrice chargée de la communication au grand public, nous révèle la clé du succès du GlobalFest.
« Quand le festival a été créé au début des années 2000, il y avait plein de petits festivals culturels, mais il n’y avait pas de grand festival pour célébrer toutes les communautés. »

 

" Tout a commencé dans les années 90 lorsque ses organisateurs ont eu l’idée d’associer au GlobalFest une composante culturelle. Rassembler les communautés autour d’un feu d’artifice. Une idée qui fait mouche. Et voici, 14 ans plus tard 250 000 personnes qui se rendent chaque année au parc Elliston assister au feu d’artifice et célébrer leur diversité.

L’évènement s’est déroulé sur cinq jours du 19 au 27 août derniers, où chaque jour un pays a été représenté. Le Brésil, le Chili, le Mexique, les États-Unis et le Canada étaient à l’honneur. Erin Fiell confie que le thème des Amériques est une grande nouveauté cette année, un clin d’œil aux récents Jeux olympiques de Rio.

Ceux qui ont assisté au festival ont pu goûter aux plats ethniques des différents pavillons, voir de belles performances artistiques de musique et de danse des différentes cultures, ainsi qu’admirer le feu d’artifice qui clôture chacun des cinq soirs de l’événement.  

Malgré les défis, le GlobalFest a atteint son but.

Ce n’était pas les contraintes qui ont manqué. Il a plu pratiquement tout le mois d’août à Calgary, sans compter les vents qui n’ont pas fait bon ménage avec les régulations strictes d’utilisation des feux d’artifice. Le festival a été reporté mais jamais annulé, et ce, à deux reprises : au vendredi 19 août, pour une programmation initiale au 18 août ; et au mercredi 24 août pour une date initialement prévue le 23 août.

En bout de ligne, le Festival a rassemblé, de nouveau, et la communauté francophone a intrigué par sa diversité. Marie-Ève Thériault, la coordinatrice des activités estivales à l’ACFA régionale de Calgary a généreusement présenté l’organisation du pavillon francophone. « On a un artiste visuel de l’Afrique centrale, un designer qui vient du Cameroun et nous avons des produits d’Érable. Ces francophones-là viennent de partout, mais sont capables de devenir une belle communauté », ajoute t-elle. 

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Originaire du Québec, Marie-Ève reconnaît avec une certaine tristesse qu’elle n’avait pas idée avant son arrivée à Calgary qu’il y existait une communauté francophone aussi importante.

Une pensée qui fait échos aux convictions de Marie-Thérèse Nickel, l’agente de développement de projets pour l’ACFA de Calgary. « Il y a beaucoup de personnes francophones qui ne connaissent pas la communauté francophone, qui ne connaissent pas les services en français. » Elle souligne l’importance des événements tels que le GlobalFest pour aller à la rencontre des francophones qui ne sont pas insérés dans la communauté.

Il semble que le pavillon de la Francophonie a attiré cette année plus de francophiles que de francophones. Il n’était pas rare de voir des parents ne parlant pas le français amener leurs enfants inscrits en école d’immersion s’exprimant en français avec les coordinateurs.  

Le GlobalFest a cette année suscité des rencontres, offert une visibilité aux communautés, et semble-t-il, éveillé un sentiment d’appartenance.   

Erin Fiell possède sa formule bien à elle pour parler du festival. « Hé, tu es spécial, peu importe tes origines, d’où tu viens, c’est génial, parlons-en. Célébrons notre multiculturalisme… Je pense que c’est important de célébrer qui tu es, et c’est ce que fait le Globalfest. » Des adeptes ?

 

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