Thérèse Dallaire, une figure de la francophonie : 30 ans, ça se fête !

Le 15 août dernier, Thérèse Dallaire fêta 30 ans de carrière.  Âgée aujourd’hui de  79 ans, la directrice de l’ACFA de Bonnyville aura passé trois décennies au service de sa communauté. Un sacré parcours que Thérèse aura bien voulu partager avec Le Franco. Rencontre avec une figure de la francophonie toujours animée par la flamme  de ces premières années !

On dit bien souvent que rester jeune c’est dans la tête. Jeune, Thérèse Dallaire l’est assurément ! La fierté d’être francophone, c’est surtout ce qu’elle souhaite léguer aux jeunes générations. « Quand je suis arrivée en Alberta, on n’avait même pas de télévision, aujourd’hui, on a plusieurs chaines et on peut l’écouter en français », se souvient-elle.

« On ne peut plus dire : il n’y a pas d’école. Si! Il y a des écoles en français », s’est-elle exclamée.  De l’eau aura donc coulé sous les ponts pour en arriver à ce résultat, bien que des défis subsistent toujours en 2016.

Thérèse Dallaire fait partie de cette génération qui aura assisté à plus d’un changement dans la communauté. Originaire de Chicoutimi au Québec, c’est en 1955, à l’âge de dix-huit ans, que sa famille et elle posent leurs valises en Alberta, à Saint-Isidore. À 21 ans, Thérèse se marie et deviendra alors mère de cinq enfants,  grand-mère de 13 petits-enfants et arrière grand-mère de 10 arrières petits enfants.

Thérèse incarne aujourd’hui l’un des principaux témoins de la Francophonie en Alberta. Une fois que ces enfants aient quitté la maison, Thérèse décide d’étudier la comptabilité et obtiendra son diplôme en juin 1980. « J’ai commencé à travailler à la caisse Francalta pendant deux ans, ensuite j’ai pris d’autres cours. Je pense que je me cherchais un peu », analyse t-elle avec le recul. « Je ne pouvais pas accepter qu’à mon âge, on pouvait partir et puis juste aller travailler ailleurs », souligne t-elle. Thérèse continuera à multiplier les expériences, en travaillant notamment à Popico avec Suzette Lagacé Aubin. Puis vient l’aventure de l’ACFA provinciale, d’un stage d’été, le directeur de l’époque Denis Tardif lui proposera le poste de réceptionniste. « C’était comme un cadeau. Je connaissais bien les gens, on a fait plusieurs déménagements. On était sur la 109, puis au 182, du 182 on a déménagé à la Cité francophone », relate-t-elle. Thérèse y travaillera quinze ans, avant de sauter le pas pour la prochaine grande étape de sa vie : elle s’appelle Bonnyville.

Bonnyville mon amour 

« Deux  ans avant mon entrée en poste, j’avais postulé mais je ne l’avais pas eu », se souvient-elle. Le poste est ré-ouvert, Thérèse l’obtient et quinze ans plus tard elle y est toujours. « À cause de mon âge, on voudrait que tu fasses deux ans, et maintenant ça fait quinze ans », raconte t-elle. Bonnyville a tellement changé ces dernières années que Thérèse peut en témoigner. « Oh mon dieu, oui ça a beaucoup évolué, il y a le CDÉA, Accès emploi. On travaille fort dans ce domaine là, souvent quand on travaille pour des organismes à but non lucratif, on avance de deux pas et on recule d’un, ça fait partie de l’amour de notre travail », assure t-elle.  

Thérèse Dallaire, c’est est aussi cette dame petite et menue avec une énorme force de conviction et un grand appétit de vivre. Après avoir passé 15 ans à l’ACFA de Bonnyville et 15 ans à l’ACFA provinciale, Thérèse a un message à délivrer. « J’aurai envie de  dire à la vieille génération de continuer. On peut quand même travailler même si on a un certain âge, l’important c’est d’avoir la santé. »  

Voici ce qu’elle veut partager  aux plus jeunes. « Je leur dirais de ne pas avoir peur et de continuer. Je sais que c’est difficile pour eux autres, parce que ça coute tellement cher. L’important c’est que tu sois toi-même et que tu donnes à ta communauté », transmet-elle.

30 ans à faire vivre sa communauté, ça a donné des ailes à Thérèse Dallaire.  Un souffle qu’elle compte bien continuer à insuffler  à tout ceux qui la connaisse.  

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut