FJA : Rencontre au sommet

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Mercredi le 2 août dernier, des représentants de Francophonie Jeunesse de l’Alberta (FJA) ont rencontré conjointement le ministre de l’Éducation, David Eggen, et le ministre de la Culture et du Tourisme, également responsable du Secrétariat francophone, Ricardo Miranda. Cette rencontre au sommet a notamment permis à FJA de faire état des enjeux qui touchent la jeunesse francophone.  

 

Aux dires de Casey Edmunds, directeur général de FJA, cette rencontre est la troisième étape d’une stratégie d’intervention jeunesse que l’organisme a lancée au début de l’année. « Celle-ci a pour but d’assurer une continuité ou un dialogue entre les élus du gouvernement et FJA, et ce, afin de mettre de l’avant les enjeux et les défis prioritaires de la jeunesse », commence-t-il.

Cette rencontre arrive donc à point. «  Nous sommes arrivés avec un plan d’action qui avait deux objectifs prioritaires : celui de la création des alliances sur la diversité sexuelle, très prenante pour le gouvernement, et l’autre concerne les initiatives jeunesses, qui assurent la pérennité de FJA dans la communauté », partage Casey Edmunds.

Des alliés           
Évidemment, l’équipe de FJA est arrivée très préparée à cette rencontre. « Nous nous étions préparés pour les convaincre  de nous appuyer et de nous financer, et le ministre de l’Éducation a tout de suite dit qu’il était fier de notre travail et qu’il voulait être partenaire. Il a tout de suite mis la table en disant qu’il voulait être des nôtres. On n’a pas eu à les convaincre », se réjouit-il.

Au-delà des belles paroles, y aura-t-il des actions concrètes? « Depuis les 6 derniers mois, on peut voir que le ministre tient ses promesses. Quand on a lancé la stratégie, nous avons demandé s’ils étaient ouverts à une rencontre conjointe avec le ministre de la Culture pour parler des enjeux francophones et il a dit oui! En l’espace de 6 mois, on a eu notre rencontre », répond le principal intéressé.

Pour lui, ce qui ressort des ministres de ce gouvernement, c’est qu’ils jugent qu’ils ont besoin d’éduquer les communautés et les familles au progressisme. « Par la force des choses, continue Casey Edmunds, Eggen en éducation et Miranda à la culture peuvent faire front commun pour mettre en œuvre des mesures progressives. Le ministre de l’Éducation veut notamment apprendre aux familles et aux écoles à être plus ouvertes et inclusives. »

La jeunesse importante             
Comme l’explique le directeur général de FJA, le gouvernement NPD est composé de beaucoup de jeunes députés. « Pour lui, la jeunesse est très importante, et ils savent aussi que la jeunesse a voté pour le NPD en grande majorité. Ils sont très conscients de la responsabilité qu’ils ont par rapport à la communauté francophone, et ils le prennent au sérieux », insiste-t-il.

Or, quelle sera la mesure du financement offert? « C’est un peu la partie moins intéressante de nos rencontres, car ce n’est pas comme si ce gouvernement nageait dans les surplus. Cela dit, les fonctionnaires présents nous ont assuré qu’ils pourraient trouver un certain financement », rapporte Casey Edmunds. Selon sa perception, ce qui est important pour le ministre, c’est l’éducation des familles et des professeurs. Bien entendu, dans le contexte francophone, FJA peut jouer un rôle important et amener la communauté à être beaucoup plus progressiste et beaucoup plus ouverte. « Il voit cela comme important, et on réalise déjà beaucoup d’actions qui prouvent que nous avons la capacité de le faire », juge-t-il.

Cela dit, les défis seront de taille. « Comme la francophonie est un mélange de cultures de tous horizons, il y a une sensibilisation importante à faire avec les communautés qui arrivent de l’Afrique, par exemple. Ils viennent au Canada dans l’espoir d’une vie meilleure, mais ils doivent adopter les mœurs et modes de vie canadiennes », prêche Casey Edmunds. Selon lui, il faut que ces communautés adoptent ces valeurs progressistes,  ce qui n’est pas évident, « car parfois dans leur pays d’origine, les homosexuels sont emprisonnés. Il doit donc y avoir une éducation, une sensibilisation ». 

Appui ministériel
Le ministre de l'éducation abonde dans le même sens.  «Pour moi, il est important qye les écoles albertaines soient des endrtois sécuritaires et acceuillants pour tous les étudiants. Je suis très fier de travailler avec FJA à promouvoir les alliances Gaies-hétéros dans les écoles francophones », a-t-il communiqué. Du mpeme souffle, le ministre Eggen s'est dit impressionné par le travail de FJA. « Je continuerai de travailler avec cet organisme pour que les étudiants soient toujours plus engagés dans leur propre éducation. » Par contre, le ministre ne s'est pas encore exprimé sur les budgets qu'il allouera aux projets de l'organisme dédié à la jeunesse franco-albertaine. 

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