Imprimer cette page

Un réseau d’échanges sera créé


Après avoir rencontré les membres des communautés culturelles un peu plus tôt cette année, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) poursuit ses efforts d’atteinte d’une communauté plurielle de langue française, alors qu’elle a annoncé récemment la création du Réseau de l’immigration francophone.


« Ce n’est pas un nouvel organisme franco-albertain », a lancé, d’entrée de jeu, la présidente de l’ACFA, Dolorèse Nolette.

« On veut plutôt créer un espace de dialogue, comme un forum d’échange pour permettre l’avancement de pleine intégration réussie des nouveaux arrivants à tous les niveaux, de l’accueil initial jusqu’à leur pleine contribution à la francophonie albertaine », ajoute-t-elle.


Ce réseau est destiné au milieu associatif franco-albertain. « On lance l’invitation à chaque organisme et institution, afin qu’ils viennent partager le rôle qu’ils pourraient jouer dans cette intégration réussie. Ce réseau s’adresse autant aux organismes culturels que les associations d’accueil », évoque Mme Nolette.

Selon la présidente de l’ACFA, la création de ce réseau provincial était nécessaire. « Nous sommes rendus là. Il y a eu de la collecte de données, des études, des rencontres avec les membres des communautés un peu plus tôt cette année. Maintenant, pour réaliser la vision stratégique 2030, il est important que chaque organisme de partout en Alberta détermine comment leurs actions peuvent faire partie de cette stratégie », mentionne Dolorèse Nolette.

Soulignons que la Stratégie 2030 : un plan d’engagement communautaire – l’immigration francophone en Alberta stipule qu’en 2030, la Francophonie albertaine jouira de… et sera composé de francophones pleinement intégrés.

Cette dernière reconnaît que certains organismes font déjà du bon travail en matière d’intégration. On peut penser au Centre d’accueil et d’établissement du Nord de l’Alberta, à Edmonton, et le Centre d’accueil pour les nouveaux arrivants francophones, à Calgary.  Cependant, « lorsqu’on regarde le côté géographique de la francophonie albertaine, il n’y a pas un seul organisme qui peut faire seul ce travail d’intégration réussie partout en province. Il faut un effort consolidé de toutes les associations de la francophonie albertaine », explique Mme Nolette.

Une première rencontre du Réseau de l’immigration francophone est prévue pour le 25 mai 2011. L’ACFA, qui jouera un rôle rassembleur pour faciliter le travail, espère tenir quatre rencontres par année. « Ce sera peut-être le début d’un forum communautaire renouvelé », croit Dolorèse Nolette en faisant allusion à ce rassemblement qui avait lieu au début du mois de juin de chaque année.

La présidente espère que le milieu associatif franco-albertain répondra en grand nombre à l’invitation de l’ACFA. « La première rencontre servira à prioriser les domaines d’intervention afin que chaque organisme et institution puisse trouver sa place en fonction de leur réalité sur le terrain avec la clientèle qu’il desserve. Cette première rencontre est importante pour s’assurer que les besoins tels qu’ils les perçoivent soient présentés. Une fois les priorités établies, le travail sera fait dans des chantiers thématiques », affirme Dolorèse Nolette.

À ceux qui ne croient pas la nécessité d’un tel réseau, la présidente rappelle que l’ACFA « a adopté une vision qui valorise notre identité commune dans le respect de la diversité qui nous caractérise. Nous devons travailler ensemble et de façon systématique afin que les francophones de toute origine résidants en Alberta aient leur place au sein de cette communauté et puissent s’y épanouir », conclut-elle.

 

Évaluer cet élément
(0 Votes)