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Jacques Kuba Séguin: Le lyrisme de la musique Jazz

jacquesKUBA

Pour son baptême au Festival International de Jazz d’Edmonton, le trompettiste et compositeur Jacques Kuba Séguin proposera au public un concert lyrique dont la musique voyagera entre le classique et le Jazz. La magie se fera entendre le 30 juin prochain au YardBird Suite Series.

 

« J’ai hâte, je pense que ce sera une belle rencontre », commence le principal intéressé.  Évoluant au sein de deux formations, avec son sextuor ODD LOT (créé en 2003) et son quatuor LITANIA PROJEKT (créé en 2011), le trompettiste se promène un peu partout depuis le début de l’année. « Nous avons commencé en force en allant à Berlin. Nous sommes aussi allés jouer en Chine au Festival de Jazz de Shanghai, entre autres. Notre groupe commence à accumuler pas mal de millage et j’en suis vraiment ravi », partage-t-il.

Cela dit, Jacques Kuba Séguin éprouve toujours autant de plaisir à tourner au Canada. « C’est agréable d’aller à la rencontre du public canadien. Pour moi, c’est une grande réussite », fait-il savoir. Il remercie d’ailleurs le Conseil des arts du Canada de donner la possibilité à son groupe de se produire dans le reste du Canada. « Car sans subventions, avec les distances canadiennes, ce serait impossible », ajoute-t-il.

Nommé Révélation Jazz de Radio-Canada pour 2012-2013, le musicien roule sa bosse depuis plusieurs années. « J’ai travaillé pour le Cirque du Soleil pendant deux ans et demi sur le Spectacle Délirium, j’ai aussi accompagné Jean Leloup pendant la Tournée Big Band sur le disque Exit, j’ai joué pour Ariane Moffatt, Daniel Bélanger, et plusieurs autres », énumère-t-il.

Pour le trompettiste, la musique ne doit pas évoluer en vase clos. « Je n’aime pas nécessairement mettre la musique dans des boîtes. J’aime que cette barrière disparaisse et que le public se fasse sa propre impression. C’est une discussion musicale, et j’aime la proximité », explique-t-il. Plusieurs décrivent la musique de Kuba Séguin comme étant très imagée. « J’essaie de peindre des fresques musicales dans lesquelles le public peut s’évader. Il y a des moments très doux, mais il y a aussi des grandes envolées, qui sont propres au Jazz, et le public réagit très bien à ça », se réjouit-il.

Le Jazz est une musique qui semble parfois élitiste et non accessible. Or, Jacques Kuba Séguin vise exactement le contraire avec sa musique.  « Je tends plutôt vers le lyrique. J’aime les mélodies fortes et des sections d’improvisation très libres qui mettent l’accent sur le lyrisme. »

À quoi le public d’Edmonton peut-il s’attendre de sa prestation? « Le meilleur spectacle de Jazz qu’ils n’ont jamais vu de leur vie », répond-il en riant. Il ajoute n’avoir aucune inquiétude par rapport à cette rencontre. « Si le public d’Edmonton est ouvert, il sera ravi. Ce sera un spectacle très nuancé et très puissant par moments », termine-t-il.

 

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