Imprimer cette page

FJA : porteur de la cause LGBTQ

FJA
Au sein de la communauté franco-albertaine, Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA) est le véritable porte-étendard de la cause LGBTQ. Pourtant, son directeur général, Casey Edmunds, plaide pour un plus grand engagement des acteurs de la communauté afin de briser l’isolement des jeunes LGBTQ.

 

Est-ce qu’un drame doit nécessairement survenir pour que la communauté s’engage pour de bon? « La communauté franco-albertaine est très chanceuse jusqu’à maintenant qu’une telle tragédie ne se soit pas encore produite », répond Casey Edmunds. Le directeur général assure toutefois que la communauté francophone n’est pas hostile à la cause LGBTQ, et que ses membres peuvent y évoluer en toute ouverture. FJA compte également plusieurs partenaires, comme le Conseil scolaire Centre-Nord.

Cela dit, Casey Edmunds est convaincu que le besoin de ressources en français pour la communauté LGBTQ est criant.  « On ne parle pas juste d’un francophone, ou même d’un nouvel arrivant, on parle d’un Albertain, dans sa région, qui vit une détresse et qui pense au suicide, car il n’y a pas de ressources ou de soutien en français, c’est ça, la réalité. »

Retour en arrière           
Mars 2015. FJA tient un Forum ouvert lors de son Assemblée générale annuelle (AGA). Pour la première fois, une personne transgenre s’avance au micro et prend la parole pour expliquer sa réalité. Son discours est suivi par une retentissante ovation. Au terme de l’assemblée, FJA était mandaté pour soutenir les Alliances Gaies-Hétéros (AGH) dans les écoles.

Le projet est lancé à l’été 2015. Un an plus tard, un guide est en cours d’exécution pour aider les jeunes à démarrer des AGH, et à ce guide sont ajoutés des ateliers de sensibilisation pour les jeunes et les parents. « Des écoles nous appellent déjà pour qu’on aille donner des ateliers. Je comprends que ce n’est pas tout le monde qui veut en entendre parler, mais le besoin est là », maintient Casey Edmunds. Ce dernier ajoute qu’il a reçu des demandes pour qu’un guide destiné aux élèves du primaire soit également élaboré.  « Une directrice d’école m’a dit qu’elle avait déjà identifié un jeune et qu’elle avait besoin de ressources pour le soutenir. »

Du renfort         
C’est à Alex Dumas, agent de projet chez FJA, qu’incombe la tâche de continuer l’élaboration du guide pour faciliter l’implantation des AGH dans les écoles. Un 5 à 7 a d’ailleurs été organisé mercredi le 8 juin pour aller chercher des appuis et pour sensibiliser les gens. « Nous aimerions toucher plus d’enseignants et de parents, pour les aider dans les cas où un élève voudrait démarrer une AGH », dit-il.

Ne s’arrêtant pas là, FJA a aussi comme plan de mettre sur pied un atelier sur la diversité sexuelle et sur les AGH. Celles-ci pourraient être présentées dans les écoles et organismes intéressés. « Nous envisageons aussi de former des jeunes pour qu’ils puissent faire des présentations dans leurs écoles », termine-t-il. 

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Éléments similaires (par tag)