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Après le drame

jessica et acfa 006
C’est un véritable élan de générosité et de compassion qui a rejoint les gens de l’Alberta, en vue de soutenir les personnes évacuées de Fort McMurray. La tragédie qui secoue la ville de près de 80 000 personnes fait les manchettes partout sur la planète, mais c’est à hauteur d’hommes et de femmes que se dessine l’entraide apportée.

Les familles évacuées qui n’ont pas de logis doivent se rendre au Centre Northlands, à Edmonton, pour s'y inscrire et être prises en charge. « Pour l’instant cependant, la question de la langue n’est pas vraiment prise en compte. Nous sommes vraiment en contexte d’aide de première ligne d’urgence », fait savoir Magalie Bergeron, directrice générale de l’ACFA régionale d’Edmonton. Cela dit, la donne change d’heure en heure et les besoins évoluent. Déjà, les services d’aide de deuxième ligne sont déployés.

Et l’aide francophone s’organise! Les acteurs de la communauté francophone se regroupent ponctuellement à Edmonton afin de faire le point et de planifier l’aide qui peut être offerte. C’est le Centre d’accueil et d’établissement de l’Alberta (CAE) qui se charge de former les bénévoles. « Ces derniers doivent être en mesure de bien accueillir les sinistrés, mais aussi faire preuve d’empathie », dit Pauline Légaré, directrice adjointe du Réseau Santé albertain. Cette dernière se réjouit d’ailleurs que le projet de ligne d’écoute empathique, en collaboration avec Tel-Aide Outaouais, ait été lancé afin de soutenir les évacués. « Ils reçoivent déjà des appels. Les gens ont besoin de parler. Il faut que ça sorte », estime Magalie Bergeron.

Un petit quartier général improvisé a d’ailleurs pignon sur rue dans la Cité francophone d’Edmonton afin d’accueillir les évacués et de mieux les diriger. Angelina Gionet, directrice régionale de l’ACFA de Wood Buffalo, exprime vouloir trouver non seulement les membres de son ACFA, mais tous les francophones de Fort McMurray. « C’est notre rôle de les aider », a-t-elle lancé. Au moment de mettre sous presse, une centaine de membres francophones avaient été rejoints.

Logements offerts        
Pour l’instant, les francophones sont rejoints à partir du centre Northlands. « La Ville a accepté que nous distribuions des affiches avec les numéros de téléphone de plusieurs organismes francophones », partage Magalie Bergeron.

Selon elle, la générosité des gens d’Edmonton est au rendez-vous, particulièrement en ce qui a trait aux offres d’hébergement. L’ACFA régionale d’Edmonton a d’ailleurs mis sur pied un formulaire en ligne afin de faciliter le jumelage entre familles. « Nous devons savoir combien de lits sont disponibles, si les animaux sont acceptés, s’il y a des allergies, etc. », raconte Magalie Bergeron.

Par contre, il appert de plus en plus que les évacués ne veulent pas vraiment aller vivre chez une autre famille. « Pour faciliter la recherche d’appartements, Accès-Emploi donne accès à Internet et à ses ordinateurs jusqu’à 20 h aux personnes évacuées », rapporte Suzanne Corneau, directrice générale de l’organisme dédié à la recherche d’emploi.

Plus de 300 familles francophones vivent à Fort Mc Murray.

Tel que mentionné sur le site du gouvernement albertain, les gens doivent conserver leurs reçus, car ces derniers auront peut-être la chance d'être remboursés.

Les gens prêts à offrir d'autres services sont bienvenus d'écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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