La quatrième édition du Canoë volant arrive le 5 et le 6 février. Un festival qui n’en finit pas de grossir. Pour lancer les festivités, les courses du canoë volant commenceront le 3 février au Edmonton ski club.

Les débuts du festival

Le festival du canoë volant est une idée originale de Daniel Cournoyer, directeur de la Cité des rocheuses. Il y a trois ans, la Cité était alors partenaire du Winter light society d’Edmonton pour le Millcreek adventure walk. L’année 2016 en marquera la 7e édition. Après que le Winter society ait fermé ses portes, Daniel Cournoyer a décidé de reprendre le flambeau. « Il y a quatre ans, la Cité francophone est devenue producteur de l’événement en l’espace de 48h, alors qu’on était censé être juste des partenaires » explique-t-il.  L’image d’un canoë qui vole lui est venu très vite en tête. Un concours de circonstances qui s’est finalement bien terminé. Par la suite, tout s’est enchaîné très vite.

Selon monsieur Cournoyer, ce festival a été le moyen de rehausser l’image de la Cité auprès de la ville d’Edmonton en offrant un festival ouvert aux francophones, aux francophiles, mais aussi aux anglophones. « Il y a quatre ans, j’ai lancé au CA j’aimerais que chaque troisième  résident de la ville d’Edmonton soit au courant que la Cité francophone existe » rétorque Daniel Cournoyer.  Le projet du canoë volant est alors littéralement tombé du ciel afin de toucher le grand Edmonton.

Tirée d’une œuvre littéraire, intitulée La chasse-galerie, cette version écrite a été publiée en 1892 par l’auteur franco-canadien Honoré Beaugrand. La chasse-galerie est la seule trace écrite d’un de ces contes autochtones nés de la tradition orale. La légende du canoë volant raconte qu’un groupe de bûcherons passa un pacte avec le diable, afin de rejoindre leur bien-aimée le soir de la Saint-Sylvestre … à bord d’un canoë volant. En échange, ils ne devaient pas invoquer Dieu, boire, jurer ou toucher le clocher d'une église. Malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées ainsi et l’histoire raconte qu’ils perdirent leur âme et continuer à errer encore aujourd’hui. « D’ailleurs si tu regardes un soir de pleine lune, dans un instant de secondes, tu verras ces gars qui cherchent leur chez-eux … sauf  la première semaine de février,  où ils se trouvent au fond du ravin Mill Creek, afin de trouver leur cité de lumière » explique Daniel Cournoyer. Devinez laquelle ? La Cité francophone, bien entendu !

 

Les nouveautés

Le métissage est aujourd’hui l’une des clés de voute de ce festival. Ce festival est aussi le moyen de recréer un pont pour améliorer les relations actuelles avec les communautés autochtones souligne le directeur de la Cité. Daniel Cournoyer rappelle qu’historiquement  «  l’approche française était de s’intégrer dans les cultures existantes pour l’échange de fourrure . » Contrairement aux anglais qui cherchaient à prendre le contrôle.  Le festival du canoë volant est un compte animé avec également un but pédagogique. Trois semaines d’atelier sous des tentes de trappeur font partie des nouveautés de cette année. Près de 3000 jeunes, pourront se plonger dans l’histoire du passé grâce à l’animation de Roger Dallaire. Ces ateliers scolaires ont débuté à la Cité depuis le 11 janvier. Daniel Gervais d’origine Métis animera aussi un atelier sur les Métis à travers la danse.  Enfin, Jocelyne Pambrun du Manitoba, Métis francophone, racontera sous un tipi géant l’histoire des premières nations. Elle expliquera le lien existant entre eux et les francophones.  « Le canoë volant permet de faire comprendre quelle est notre histoire, notre identité … on n’oublie pas le côté francophone, mais rappeler qu’il y avait aussi du métissage et qui sont les premières nations ici en Alberta ».   

Savoir qui on est, c’est savoir d’où le vient. L’histoire des uns est souvent liée à celle des autres. Ce festival est un conte moderne animé qui permet aussi de rejoindre les racines du passé ! Il ne reste plus qu’à y aller !   

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