Compressions fédérales : l’étonnement à l’ACFA

Le gouvernement fédéral a refusé d’accorder un financement d’environ 100 000 $ à l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), une somme qui lui aurait pourtant permis de mener à bien deux projets importants pour la communauté francophone de la province.

La présidente de l’ACFA, Dolorèse Nolette, a estimé que cette décision du gouvernement fédéral est plutôt brutale. « C’est une position que le gouvernement fédéral a prise tout d’un coup, alors qu’ils ne l’ont jamais fait dans le passé », lance-t-elle.


Alors que l’organisme fêtait, le 15 juillet dernier, son 85e anniversaire de fondation, il apprenait aussi qu’il ne pourrait pas compter sur le financement d’Ottawa pour financer deux projets majeurs. Outre une campagne de promotion provinciale de la francophonie albertaine qui devait débuter cet automne, il y avait aussi le programme de coordonnateurs scolaire et communautaire, qui était en marche depuis environ cinq ans, et qui avait besoin d’être financé.

« On fête nos 85 ans, mais on constate qu’au bout de 85 ans, on est toujours en train de discuter de financement et on est encore à la merci des vents », dénonce Dolorèse Nolette, avant d’ajouter que les projets ont été refusés à Ottawa, alors qu’ils avaient reçu l’appui des agents de Patrimoine canadien, ici à Edmonton.

Les deux projets nécessitaient un budget d’environ 100 000 $. Faute de financement, l’ACFA pourra difficilement contribuer à partir de ses propres réserves.

« Qu’est-ce qui s’est passé? Est-ce que ça veut dire que ces fonds ont été investis ailleurs? Si c’est le cas, tant mieux, car la francophonie va en bénéficier. Nous respectons toujours les décisions gouvernementales, mais si l’argent est perdu, il faudra voir ce qui est arrivé avec la somme totale des fonds alloués à l’Alberta », indique Dolorèse Nolette.

La province n’est d’ailleurs pas la seule à avoir été privée du financement du gouvernement fédéral. Les réseaux associatifs franco-ténois devront eux aussi se passer de près de 100 000 $. « On se rend compte qu’on n’est pas la seule province ni le seul organisme de l’Alberta qui ne bénéficie plus de cet argent» , poursuit la présidente. 

« Mais l’ACFA a la responsabilité et le droit d’avoir le plein accès à ces sources de financement. Maintenant, l’information qu’on cherche à avoir, c’est de savoir où est passé cet argent », ajoute-t-elle.

Mme Nolette estime que les projets qui n’ont pas obtenu de soutien financier de la part du fédéral sont pourtant concrets et solides. « On se demande vraiment pourquoi. On avait la possibilité d’embaucher des gens qui pouvaient travailler sur le terrain. On cherche encore à comprendre, à avoir une explication », affirme-t-elle.

Pour l’heure, il est difficile de réellement savoir ce qu’il adviendra de la campagne de promotion provinciale de la francophonie albertaine et du programme de coordonnateurs scolaire et communautaire.

Il faudra donc attendre qu’Ottawa donne quelques réponses aux questions que se pose l’ACFA, avant que l’organisme ne décide quelle attitude et quelle stratégie il lui faudra adopter.
 

 

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