David Eggen renoue le dialogue

Évènement provincial

IMG 0520David Eggen ministre de l’Éducation, de la Culture et du Tourisme a répondu présent, le samedi 17 octobre lors du congrès francophone 2015 au centre Shaw d’Edmonton. Une occasion unique pour de nombreux francophones de pouvoir exposer directement les défis et les obstacles qu’ils rencontrent au responsable du Secrétariat francophone. Parmi les nombreux dossiers, le statut politique du français en Alberta n’a pas tardé à être soulevé. Le ministre a marqué sa volonté de faire avancer le dossier. Retour sur cette rencontre !

C’est presque un vent de fraicheur qui a soufflé lors de l’allocution de David Eggen. Sa candeur et sa simplicité dans sa manière d’échanger ont été saluées par plusieurs personnes.  Notamment, Nicole Buret de l’ACFA de Calgary en témoigne : « c’est une belle déclaration d’intention, et puis il nous a bien dit qu’il faudra voir sur le budget, alors on attend le budget avec impatience et puis j’ai aussi apprécié l’ouverture d’esprit, la franchise ».

Mais, ce qui aura surtout marqué les esprits, c’est la possibilité de dialoguer. Une proximité et une marque de considération à laquelle la communauté francophone n’était plus habituée. Comme l’a exprimé Jean Johnson, président de l’ACFA provinciale : « Ça fait des années qu’on n’a pas eu des échanges aussi ouverts, engagés…avant on ne pouvait pas parler à l’ancien gouvernement de quoi que ce soit sur les communautés francophones et ses besoins ».

 

Le ministre a abordé l’un des dossiers brulants de la communauté francophone, la cause Caron-Boutet. Il  n’a pas caché sa volonté de faire bouger les choses dans ce duel juridique qui s’éternise.  « … Il y a beaucoup de cas judiciaires en Alberta … le cas Caron et Paquette montre … qu’il y a vraiment un problème et que cela a besoin d’être réglé ». Il va même jusqu’à donner de l’espoir en annonçant des actions pour faire avancer la loi en vigueur : « Notre gouvernement travaille très fort afin de construire une politique basée sur un esprit de collaboration et non sur des cas judiciaires … ».

 

La communauté francophone ne cesse de croitre, ses besoins aussi et les défis demeurent, notamment en termes de santé, d’immigration et d’éducation. « Le Campus Saint-Jean souhaiterait voir augmenter ses capacités à travers l’infrastructure...et embaucher plus de personnel », souligne Jean Johnson.

 

Souligner l’importance du français et mettre l’accent sur le rayonnement de la culture francophone en Alberta est un véritable engagement.  « Je trouve que c’est encourageant ce qu’il nous a dit …là il faut attendre voir si ça va devenir réalité », a indiqué l’enseignante Lisette Trottier. En effet, c’est le temps qu’il le dira.  

Et comme l’a exprimé le ministre lui-même : « se seront les actions qui seront notre seul juge ».

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