Conflit international: Jean Johnson veut accueillir les Syriens francophones

Jean Johnson3Fraîchement réélu par acclamation comme président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) provinciale, Jean Johnson, veut faire savoir au gouvernement fédéral qu’il désire jouer un rôle dans la crise des migrants d’origine syrienne en Europe.

 

Les images de milliers de familles syriennes traversant la Hongrie à pied pour trouver refuge en Autriche et en Allemagne ont fait le tour du monde sur les médias sociaux aujourd’hui. Il n’y a plus de doute, la question de la crise des migrants syriens est sur toutes les lèvres.

 

 

« Avec tout ce qui se passe en Syrie en ce moment, nous avons un rôle à jouer en tant que nation. S’il y a des réfugiés qui parlent le français, ça devient un point d’attraction pour nous et c’est notre responsabilité de faire savoir au gouvernement fédéral que nous voulons les recevoir », lance Jean Johnson.

 

Plus de quatre millions de Syriens ont fui la guerre et la persécution et se sont réfugiés dans des pays voisins au cours des cinq dernières années, et particulièrement au cours des dernières semaines, faisant du conflit en Syrie le pire que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ait observé en 25 ans, selon l’organisme. En dix mois, le nombre de réfugiés est passé de trois millions à quatre millions, et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés s’attend à ce qu’il atteigne 4,27 millions d’ici la fin 2015.

 

Un dossier qui fait du chemin

Récemment, le dossier des réfugiés est revenu à l’ordre du jour du conseil d’administration (CA) de l’ACFA provinciale. « C’est quelque chose qui nous a souvent glissé entre les doigts sans que nous nous en apercevions. Nous avons finalement compris ce que ça veut dire de s’impliquer dans le domaine de l’accueil de réfugiés et de demandeurs d’asile. Nous avons aussi parlé des services qui doivent accompagner ces personnes là pour s’assurer de bien les encadrer », explique le président de l’ACFA provinciale. Il ajoute qu’il s’agit d’un sujet sensible mais pertinent et qui, en bout de ligne, peut être enrichissant pour la communauté francophone.

 

Jean Johnson soutient qu’il y a beaucoup de réfugiés francophones en Alberta qui seraient, selon lui, pris en charge par des organismes anglophones. « Il faut s’assurer de faire reconnaître que des services en français, dans ce cas ci, répondraient mieux au besoins de ces personnes. Il nous faudra de la finesse et du doigté pour faire valoir notre point. Les organismes francophones travaillant dans ce domaine devront mettre un plan d’action en place pour démontrer la pertinence de leurs services », indique M. Johnson.

 

D’après Jean Johnson, l’accueil de réfugiés et de demandeurs d’asile francophones contribue à sa façon à la construction d’une société d’expression française en Alberta, et c’est un travail qui doit commencer au sein même de l’ACFA.

 

L’immigration francophone joue elle aussi un grand rôle et il ne faut surtout pas la mettre de côté, selon lui. Durant son mandat, le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta provinciale tentera de faire avancer le dossier. « Nous devons avoir une approche rassembleuse pour faire en sorte que la communauté d’accueil et les immigrants eux-mêmes s’adaptent à la situation, mais c’est quelque chose qui prend du temps et un mandat de deux ans comme président, c’est court dans un dossier comme celui de l’immigration », précise t-il.

 

Un président sans adversaire

Jean Johnson était le seul à avoir proposé sa candidature comme président de l’ACFA provinciale, ce qui fait qu’il a été réélu par acclamation. Il a été le président de l’organisme de 2004 à 2009, et de 2013 à aujourd’hui. « C’est un sentiment partagé. C’est certain que ça me rend la vie plus facile de ne pas avoir à faire campagne, mais d’un autre côté, j’aurais aimé entamer un dialogue. Dans un monde idéal, tu participes à un concours et tu t’engages avec la communauté. À savoir pourquoi les gens n’ont pas osé se présenter contre moi, je n’en suis pas responsable », conclut le président réélu.

 

Jean Johnson espère rencontrer la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, pour discuter avec elle notamment de l’amélioration des services en français et de la reconnaissance du statut de la communauté francophone dans la province.

Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Le Franco sur Twitter!

Hebdomadaire

Abonnez-vous au Franco

Pour vous abonner à la version électronique, veuillez cliquer ici.

Abonnez-vous à la version papier ici.

Mensuel

Abonnez-vous au Franco

Pour voir la version électronique, veuillez cliquer ici.

Abonnez-vous à la version papier ici.

Aller au haut