Un premier pas vers de meilleurs services juridiques ?

 

La première ministre élue de l’Alberta, Rachel Notley, veut faciliter les services juridiques en français. C’est ce qu’elle a écrit dans une lettre rédigée en anglais adressée à l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA), le 12 juin.

 

Dans sa lettre, elle avance qu’elle est prête à collaborer avec l’organisme pour mettre en place des services plus inclusifs. « C’est exactement ce que nous demandons depuis des années.  Ce sont les meilleurs encouragements qu’on a reçus en plus de dix ans. Dans le passé, nous faisions affaires surtout avec le Secrétariat francophone, et pas avec le ministère de la Justice ou avec la province elle-même. Nous aimerions maintenant établir des contacts plus directs. Avec le changement de gouvernement, nous croyons que c’est possible », indique le président de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA), Pierre Asselin.

 

 

 

Il ajoute que l’AJEFA et les anciens gouvernements se sont rencontrés à plusieurs reprises dans le passé, sans en arriver à une véritable progression. L’AJEFA espère que la venue des néo-démocrates au pouvoir fera avancer la cause des droits linguistiques des Franco-Albertains.

 

Il y a plusieurs années, l’association avait rédigé un mémoire pour expliquer l’histoire des francophones de l’Alberta. Elle avait tenté de mettre un comité en place pour discuter de la politique sur le français dans les tribunaux. Le juge en chef de la Cour du Banc de la Reine, la Cour provinciale et la Cour d’appel avaient tous les trois appuyé le projet. « La seule personne qui ne voulait pas nous soutenir dans ce projet-là, c’était la ministre de la Justice de l’époque, Alison Redford. Nous espérons que ce nouveau gouvernement voudra collaborer », dit Pierre Asselin.

 

Son organisme a été créé notamment pour améliorer l’accès à la justice en français en Alberta et faciliter l’obtention de services juridiques dans la langue de Molière. L’AJEFA a reçu un financement de 43 000 dollars de la province cette année, dont une partie est allouée au Secrétariat francophone. « Ce n’est vraiment pas beaucoup quand on pense qu’une organisation comme la nôtre peut faire épargner de l’argent à la province. Après tout, c’est elle qui paie les juges, c’est elle qui paie plus cher parce qu’il y a des problème en cour », soutient Pierre Asselin.

 

S’il réussit à convaincre la province de donner un meilleur financement à son organisme l’an prochain, Pierre Asselin voudrait notamment offrir de meilleurs services dans les régions plus éloignées des grands centre. « Quand on fait du travail de sensibilisation dans les écoles, on commence avec Edmonton et on demande aux écoles dans les régions de venir à nous. Ce serait le fun d’être capables de desservir Saint-Paul, Grande Prairie et Fort McMurray par exemple »,  explique celui qui n’a toutefois pas de date précise quant à une éventuelle rencontre avec la province.

 

Pierre Asselin a présenté la lettre de la première ministre aux membres qui étaient présents lors de l’assemblée générale et du banquet de l’association, le 12 juin, au club de golf Valley Ridge de Calgary.

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