Un nouveau réseau provincial pour les centres d’appui parental francophones

Le gouvernement de l’Alberta a dévoilé jeudi 2 avril, à La Cité des rocheuses de Calgary, un investissement de 625 000 dollars sur trois ans pour développer le nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones.

C’est à la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) que reviendra le mandat de la gestion du nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones. Le budget d’1,75 million de dollars sur trois ans évoqué comprend un renouvellement d’1,125 million pour l’Institut Guy-Lacombe de la famille et 625 000 dollars supplémentaires pour le développement du réseau.

Actuellement, l’Institut Guy-Lacombe d’Edmonton est le seul centre d’appui parental francophone de l’Alberta mais d’autres organismes pourraient obtenir le label et rejoindre le réseau, comme la Société de la petite enfance et de la famille du Sud de l’Alberta (SPEFSA) à Calgary ou Franco-accueil à Saint-Paul.

Les centres d’accueil parental sont des lieux de rencontre où les parents peuvent accéder à des ressources et participer à des activités pour favoriser le développement de leurs enfants de 0 à 5 ans.  L’un des buts est de renforcer le lien entre le parent et l’enfant. « Le parent accompagne toujours son enfant dans un centre d’appui parental, ce n’est pas un service de garde », précise Mireille Péloquin, la directrice générale de la FPFA et de l’Institut Guy-Lacombe.


Le résultat d’un lobbying de longue date
« La FPFA a toujours voulu avoir un réseau pour la province mais depuis le gel de 2007, quand ils ont décidé de ne plus ouvrir d’autres centres d’appui parental, on a mis le focus sur la reconnaissance de la SPEFSA », explique la directrice de la FPFA. Après l’encourageante annonce d’un financement de 3,2 millions de dollars pour la création de six centres d’appui parental anglophones début 2014, la FPFA a repris espoir.

En septembre, la nomination d’Heather Klimchuk au ministère des Services à la personne a été un tournant. « Quand elle était ministre du Secrétariat francophone, elle poussait les services à la personne pour obtenir plus de ressources pour les familles francophones. Après l’élection de Jim Prentice, lorsqu’on a su qu’elle avait été nommée ministre des Services à la personne, on a commencé à être excité », se rappelle Mme Péloquin.


« Il était essentiel que les familles disposent des outils nécessaires pour établir les bases de la réussite dès la petite enfance », a affirmé jeudi 2 avril  Heather Klimchuk. « Être en mesure d’accéder à l’aide et au soutien dans sa propre langue est très important pour encourager la bonne qualité de vie et favoriser l’implication dans sa communauté », a ajouté Maureen Kubinec, ministre responsable du Secrétariat francophone.

Malgré l’enthousiasme suscité par la création du Réseau de centres d’appui parental francophones, tout reste encore à faire. « Avec un seul centre d’appui parental, c’était difficile pour la FPFA d’organiser du développement professionnel. Avec le réseau, on va avoir un pouvoir d’achat de groupe et des ressources en plus », assure Mireille Péloquin, avant de prendre un exemple : « Tous les employés des réseaux anglophones ont reçu la formation triple P (pratiques parentales positives) il y a quatre ans quand le programme est arrivé en Alberta. Le gouvernement a mis des millions dans la formation en anglais et, nous, on ne l’a obtenue que l’année passée : on vient de commencer à l’offrir [à l’Institut Guy-Lacombe] ! »

La SPEFSA de Calgary devrait être le prochain organisme à rejoindre  le réseau, sans doute d’ici 2016.

 

Photos (celle tout en haut) : courtoisie FPFA

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