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Rivière-la-Paix perd un service

L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Rivière-la-Paix a appris le 11 mars que l’employé bilingue de Service Canada ne se rendrait plus à Falher une fois par mois.

« Lorsque je l’ai rencontrée le 11 mars, elle m’a dit qu’il n’y avait pas assez de demande, qu’elle ne comblait pas ses heures », relate le directeur de l’ACFA Rivière-la-Paix, Jason Bilodeau. Un employé de Service Canada se rendait une fois par mois de Grande Prairie à Falher, et offrait ses services entre 10h30 et midi, et de 13h à 14h30 au Centre Chevalier.

Dans un courriel, Service Canada explique sa décision: « La fermeture du service mobile régulier de Falher a été prise à l’issue d’une analyse du nombre moyen de clients sur une période de plus de deux ans (d’avril 2012 à janvier 2015), qui était de l’ordre de 6 clients par mois. Ce changement s’inscrit dans le cadre des efforts que nous menons pour rééquilibrer notre réseau afin d’obtenir une répartition plus uniforme entre les volumes de clients et nos points de service. »

Le nouveau directeur régional s’est renseigné auprès de la communauté et a évalué la demande à environ 7-8 personnes par mois. « Quand on pense qu’ils ont seulement trois heures pour rencontrer les clients, parce que dans leur journée leur quatre heures de déplacement et leur heure de midi sont comptées, on voit les choses différemment », pense Rachelle Bérubé, présidente de la Société du Centre Chevalier.


Parmi les services offerts, M. Bilodeau cite les demandes de chômage, les pensions de vieillesses, l’assurance-sociale et même les demandes de passeport, comme étant primordiaux pour la communauté.

Service Canada confirme que ceux-ci devront dorénavant se rendre au Centre Service Canada de Grande Prairie pour des services bilingues. S’ils se résignent à recevoir des services en anglais seulement, ils pourront avoir recours aux employés mobiles de Peace River ou de High River. « Ça affecte toute la communauté, maintient Mme Bérubé. Et surtout les personnes âgées qui pour la plupart ne conduisent pas. On parle d’un trajet de deux heures à l’aller, deux heures au retour. Imaginez si vous avez un proche qui décède, avoir à faire le trajet en plus… Ce n’est pas évident pour les gens. »

Rachelle Bérubé entretient peu d’espoirs de ramener ce service en français dans la région de Rivière-la-Paix : « Quand on parle d’enlever les services ici, on ne les revoie pas. Et puis en ville, ils ont du mal à desservir tout le monde parce qu’ils sont déjà occupés. »

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