À Saint-Albert : le 1er juillet 2011 officiellement francophone

En marge de son 150e anniversaire, la ville de Saint-Albert a proclamé que le 1er juillet 2011 est une date dédiée au fait français sur son territoire.

C’est le maire de Saint-Albert, Nolan Crouse, qui a procédé à cette annonce, le 27 juin dernier, à l’Hôtel de ville. « Ce qui est important dans cette action, c’est de reconnaître l’histoire des francophones et leur présence dans la communauté de Saint-Albert depuis au moins 150 ans », explique le maire.

 

Nolan Crouse souligne que le 1er juillet est déjà célébré par la communauté francophone de l’endroit, mais qu’une reconnaissance officielle permet d’appuyer la présence des franco-albertains. « Nous avons une école secondaire francophone dans la communauté. Nous espérons que d’ici peu, nous aurons un établissement permanent sur place », ajoute-t-il.

La cérémonie, qui s’est déroulée le 27 juin dernier, est en fait l’aboutissement d’une collaboration qui a débuté il y a au moins un an, explique l’agente de développement économique du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), Marie-Laure Polydore. « Le projet est là depuis longtemps. Il a d’abord été mis sur les tablettes un certain temps, mais l’an dernier, à l’initiative du ministre des Affaires municipales, Hector Goudreau, 25 différents maires de l’Alberta ont été réunis. Nous leur avons ensuite présenté le concept et nous approchons les maires pour les sensibiliser au fait francophone », explique-t-elle.

Le CDÉA cherche ainsi à augmenter la compétitivité des municipalités, en mettant l’accent sur des projets économiques. « Nous voulons aider le tissu francophone et contribuer à leur essor économique dans la province de l’Alberta. C’est d’ailleurs le mandat du CDÉA. Le maire de Saint-Albert a voulu marquer le coup en proclamant la reconnaissance du fait français, et c’est une première étape pour la ville », poursuit Marie-Laure Polydore.

Toutefois, il reste du travail à faire, selon l’agente de développement économique, qui indique qu’il faut encore attirer les entreprises sur place et voir ce que la ville peut faire pour affirmer le bilinguisme de sa communauté. « La ville de Beaumont, par exemple, est déjà bilingue. Elle a choisi de l’exprimer dans son architecture, en faisant des constructions en briques rouges. La ville de Beaumont sert d’exemple aux autres municipalités de l’Alberta », affirme Marie-Laure Polydore.

Il va donc falloir, selon elle, s’adapter aussi à la volonté des francophones de Saint-Albert. « Le premier élément porteur de bilinguisme, c’est le tourisme, ajoute-t-elle. Le secteur touristique permettra, par la même occasion, d’accueillir les francophones du Canada. Avec cette proclamation officielle, il y a déjà une volonté politique exprimée par Saint-Albert. J’espère que les autres municipalités vont faire de même. »

 

 

Photo : courtoisie du Conseil de développement économique de l'Alberta
 

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