Derreck1Le ralentissement économique qui affecte présentement l’Alberta touche de nombreux travailleurs. La situation de la province en inquiète plusieurs, au point où la première ministre, Rachel Notley, a cru bon de s’adresser directement à la population, le 6 avril dernier, pour faire le point. Y a-t-il péril en la demeure? Tour d’horizon.

« Il ne fait aucun doute que la chute du prix du pétrole heurte notre économie », a commencé la première ministre, dans un message télévisé et retransmis sur la chaine YouTube du gouvernement au coût de 90 000 $.

Si le ton se voulait rassurant, le message, lui, est sans équivoque. La première ministre a mis carte sur table en présentant sans artifice les dernières données reliées à l’emploi. « Le taux de chômage est passé de 4,6 % en 2012 à 7,9 % en février 2016 », a-t-elle démontré. D’ailleurs, selon les dernières statistiques, la ville canadienne ayant le taux de chômage le plus élevé est Calgary, à 8,6 %.

Pour Rachel Notley, cette fâcheuse situation est directement liée au prix du baril de pétrole, qui a chuté de 107,16 $ en juin 2014, à 26,21 $ en février 2016. « Nous sommes Albertains, nous savons que le prix du pétrole varie, mais une telle chute, qui dure depuis aussi longtemps ne s’est jamais vue », a-t-elle insisté avant de mentionner que la province devait absolument diversifier son économie. « L’Alberta est simplement trop dépendante au prix du pétrole. »

Sur le terrain
Une telle déconfiture économique touche évidemment beaucoup de gens. « C’est plus tendu que d’habitude. La compétition est plus féroce pour obtenir un emploi », exprime Erwan Goasdoué, coordonnateur de programme chez Connexion Carrières à Calgary. Il fait savoir que la ville de Calgary a récemment tenu un salon de l’emploi où les organisateurs ont dû refuser de laisser entrer des visiteurs. «Plus de 8000 personnes se sont présentées. Ils ont été obligés de retourner les gens chez eux. »

Cela dit, à Connexion Carrière, il appert que le volume de clients est demeuré stable par rapport à l’année dernière. « Je pense que nous n’avons pas encore vu le pire. Il y a toute une vague de personnes qui cesseront de recevoir des prestations de chômage et qui attendent à la dernière minute avant de chercher un emploi », communique-t-il.

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Aux dires du coordonnateur de programme, Calgary est plus touché par la crise que la ville d’Edmonton. Un point de vue partagé par Suzanne Corneau, directrice générale d’accès•emploi, dans la capitale. « Beaucoup de cols blancs de Calgary ont été mis à pied. Des gens avec des gros salaires qui dépensaient beaucoup », dit-elle. À son avis, les restaurants et les boutiques du centre-ville sont donc moins achalandés.

« Nous ne sommes pas habitués à voir des taux de chômage si élevés. Oui, le secteur du pétrole est le plus touché, mais cela se répercute sur tout le reste, dont les usines à Nisku, à Leduc, à Edmonton, là où les pièces nécessaires au forage à Fort Mc Murray sont fabriquées », décline-t-elle.  graph2

Précarité pour les nouveaux arrivants
Pour Suzanne Corneau, les options pour les chercheurs d’emploi ne sont pas légion. « Il faut accepter des emplois moins rémunérateurs. » Elle cite en exemple le cas d’ingénieurs venant de l’extérieur du Canada. « Ils ont révisé leurs attentes salariales, plus personne ne s’attend à trouver un emploi à 30 $ ou 40 $ de l’heure », laisse-t-elle tomber.

Pour les nouveaux arrivants en quête d’une vie meilleure au Canada, le ralentissement économique est plus qu’un nuage noir. « Plusieurs n’ont pas d’assurance-emploi. Ils n’ont presque rien pour survivre », se désole Georges Bahaya, directeur général du Centre d’accueil et d’établissement Alberta-Nord. « Pour ceux qui ne parlent pas bien anglais, c’est encore pire, car en contexte de ralentissement économique, les compagnies sont plus pointilleuses sur cette question. Elles cherchent des gens qui parlent très bien anglais », affirme-t-il.

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Bilinguisme et emploi
Néanmoins, dans ce contexte plutôt sombre, le bilinguisme peut être un atout pour dénicher un travail. « Il faut savoir capitaliser sur cette force. Une des industries qui ne souffre pas trop du ralentissement économique est le tourisme. Dans cet environnement, être bilingue est un plus », juge Erwan Goasdoué.

D’ailleurs, au dernier salon de l’emploi de Connexion Carrière, une vingtaine d’employeurs présents étaient à la recherche de ce type de clientèle. « Avec l’agrandissement de l’aéroport de Calgary, les employés bilingues sont en demande dans le secteur des douanes, de la sécurité et du service à la clientèle », continue le coordonnateur de programme.   Même son de cloche du côté du salon de l’emploi d’accès•emploi, où le gouvernement fédéral recrutait.

Éclaircie en vue
Les Albertains auront-ils bientôt droit à un répit? Le dévoilement du budget, le 14 avril, fera part des stratégies du gouvernement pour remettre l’économie de la province sur les rails. « Nous avons créé une politique sur le climat qui génèrera de nouveaux emplois et effacera tous les doutes quant à notre approche environnementale », a candidement affirmé Rachel Notley.  

Par ailleurs, pour Suzanne Corneau, les investissements en infrastructures promis par le gouvernement fédéral viendront changer la donne. « Beaucoup de chômeurs pourraient aller travailler sur les chantiers de construction », pense-t-elle. Le mot de la fin revient à Erwan Goasdoué qui estime que tout n’est pas noir. « Il y a encore des success-stories de gens qui trouvent du travail et arrivent à se débrouiller. Quand on est bien équipé et qu’on y met l’effort, il y a de l’espoir. »

 

Le Colloque de l’ACFAS s’est ouvert de très belle façon le 7 avril dernier, avec  la présentation d’une conférence de l’ancien ministre libéral québécois, Benoît Pelleter. « Quelle est la place du Québec dans la francophonie canadienne? », a-t-il demandé aux convives réunis dans le Grand Salon de la Faculté Saint-Jean.  Pour lui, il s’agit d’un véritable défi de bien vivre ensemble dans une seule et même Francophonie.

Avocat de formation, Benoît Pelletier a commencé sa conférence en expliquant qu’au Canada, les droits linguistiques ne sont pas des droits individuels fondamentaux et que la Cour suprême choisi de les interpréter de façon uniforme, peu importe la communauté. « Par contre, au Québec, cette interprétation devrait être plus nuancée, car la langue de la majorité québécoise est la langue de la minorité canadienne », a-t-il partagé. Du même souffle, il a souhaité que la Cour suprême soit plus souple envers le fait français au Canada, afin de protéger la langue de Molière.

Au Québec, afin de freiner l’assimilation à la majorité anglophone, le gouvernement a mis sur pied la loi 101, honnie du reste du pays. « La Cour suprême a dit, dans différents jugements, qu’elle comprenait les objectifs poursuivis par la loi 101, qu’ils étaient même nobles, mais que les moyens utilisés par le Québec pour poursuivre ces mêmes objectifs étaient démesurés et disproportionnés », a fait savoir Benoît Pelletier.

Ringard, le français?
Quebec City 01Pour le professeur en droit de l’université d’Ottawa, le français est fragilisé au Canada, et même au Québec. Or, selon lui, la Belle province n’en fait pas assez pour protéger la langue française. « Les Québécois ont tort de considérer que la défense du français est ringarde. Nous sommes tous dans le même bateau, nous devons ramer dans la même direction et surtout éviter les confrontations », a-t-il insisté.

Selon lui, si tous les francophones du pays œuvraient collectivement pour la protection du français, le concept de dualité linguistique du Canada serait possible et  serait plus sensé. « Or, il n’est pas évident de dire aux Québécois, dont plusieurs estiment qu’il est inutile de maintenir des relations serrées avec le reste du pays, de revenir dans le giron de la Francophonie canadienne », s’est-il désolé. Il ajoute qu’un certain travail de sensibilisation auprès des Québécois devrait être effectué afin de raffermir ces relations, « ce qui n’enlève en rien au caractère national du Québec. Les Québécois forment une nation, la Chambre des communes l’a reconnu. »

Une seule Francophonie canadienne
Les Québécois peuvent-ils réellement réintégrer la grande famille de la Francophonie canadienne? « Politiquement, la tâche est difficile, car dans une perspective québécoise, il est plus simple de faire cavalier seul », répond le conférencier.  Or, à son avis, il n’y aucune raison qui explique que le Québec ne veuille pas s’inclure dans le concept de Francophonie canadienne, alors qu’il le fait pour la Francophonie internationale. « C’est complètement contradictoire. Quand on aime une langue, on veut qu’un maximum de gens la parlent! »

C’est d’ailleurs un des moyens privilégiés par Benoît Pelletier pour assurer l’avenir de la langue française au Canada. « La Francophonie canadienne doit devenir une grande société d’accueil. Nous devons travailler ensemble, avec le Québec. C’est ensemble que nous sommes, et c’est ensemble que nous serons », a-t-il conclu.

 

Sur le terrain, le joueur de football étoile Étienne Boulay n’a jamais donné dans la demi-mesure. L’athlète de 33 ans, aujourd’hui à la retraite, a rendu visite les cinq, six, sept et huit avril aux élèves de certaines écoles francophones de l’Alberta. Sportif passionné, cet athlète de haut niveau a connu une jeunesse qui n’a pas toujours été de tout repos. Persévérance, détermination et discipline, voilà toutes des qualités qui l’ont mené à ce qu’il est, aujourd’hui.

Trois fois champion de la Coupe Grey, Étienne Boulay est aussi animateur à la télévision, analyste et conférencier. Voulant s’inspirer de ses expériences vécues pour encourager les jeunes à persévérer, il a préféré demeurer honnête. « Évidemment, je parle des choses positives. Mais je dois aussi parler de mes moins bons moments, des cotés plus difficiles, et de comment je réussis à trouver ma place aujourd’hui à travers les épreuves », a admis l’ex-footballeur.

L’élément déclencheur

Au début du secondaire, Étienne était un jeune turbulent. « J’avais hâte d’aller à l’école, mais c’était pour les mauvaises raisons. J’avais hâte d’aller niaiser avec mes amis », se remémore-t-il. Mauvaises notes, mauvaises fréquentations, il était reconnu comme étant le « bouffon » de la classe.

baeQuand il a découvert le Football, Étienne n’avait sûrement pas imaginé qu’il serait le jeune joueur sollicité qu’il est devenu. Pour pouvoir jouer dans l’équipe, il a dû travailler fort et obtenir de meilleures notes à l’école. Selon Statistique Canada, un Albertain sur dix ne termine pas son secondaire. « Au début, avec les Alouettes (de Montréal), on allait dans les écoles pour contrer le décrochage scolaire. Mais même après le football, j’ai continué à y aller, parce que j’y ai pris goût », a expliqué Étienne.

Lors de sa conférence, il a parlé entre autres de ses blessures sportives. « Quand je me suis blessé, la première chose que j’ai faite a été d’appeler ma mère », a sans gêne avoué l’athlète. « Elle m’a dit de me concentrer sur les choses que je peux contrôler, et d’oublier celles qui sont hors de mon contrôle », a-t-il confié aux élèves. Pour lui, ce conseil a été décisif dans la façon dont il percevait les défis.

Prendre sa retraite a été une épreuve pénible pour Étienne Boulay. Il a confié qu’après le Football, il a commencé à faire la fête et à consommer de l’alcool. Après quelques années difficiles, Étienne a repris sa vie en main en consultant des spécialistes et fait aujourd’hui la promotion d’un mode de vie sain.

 

C’est pour cette raison que la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) a voulu inviter l’athlète. Dans le cadre de leur projet de promotion de la santé, les organisateurs préparent des activités au niveau de la vie active, de la saine alimentation et de la vie mentale. « Oui, il a parlé beaucoup de vie active, mais la raison pour laquelle on l’a fait venir, c’est pour le côté santé mentale », a mentionné l’agente de projet, Renée Levesque-Gauvreau.  « On savait qu’il avait eu des choses à surmonter, et c’est le message de motivation qu’on voulait passer dans les écoles », a-t-elle ajouté.

Le dicton qui dit : « ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort » n’aura jamais sonné plus vrai. Aujourd’hui, bien dans son corps et bien dans sa tête, Étienne Boulay est un bel exemple pour la jeunesse, dans ses forces comme dans ses faiblesses.

Pour Jean Johnson, président de l’ACFA, la rencontre au sommet entre les acteurs de la francophonie albertaine, la première ministre Rachel Notley et le ministre de la Culture et du Tourisme, Ricardo Miranda, est le premier pas vers la création d’une politique sur les services en français.

Rachel girlLa rencontre, qui a eu lieu le 30 mars dernier, étaient attendue depuis longtemps. Or, selon les dires de Jean Johnson, la première ministre était très bien renseignée et s’est tout de suite montrée ouverte à collaborer avec l’ACFA. « Elle a fait des déclarations intéressantes. Par exemple, de nous dire qu’elle était étonnée et gênée d’apprendre que l’Alberta est la seule province qui n’a pris aucune mesure pour reconnaître les francophones comme peuple fondateur du pays. » Va-t-elle corriger le tir? Selon lui, le travail devrait plutôt porter sur le développement d’une politique sur le services en français.

Le contingent franco-albertain souhaitait au départ le développement d’une loi sur les services en français. Or, pour Madame Notley, le contexte économique ne se prête pas à cet exercice. « Une loi exige des investissements, et ce n’est pas le bon moment pour investir », aurait-elle dit.

Questionné à savoir si le jugement de la Cause Caron ne jette pas un peu d’ombre sur le futur développement de cette politique, Jean Johnson répond par la négative. « La loi 60 impose des restrictions au sein de la législature. Mais au niveau des opérations, l’horizon est très ouvert. Il y a plusieurs éléments qui pourraient inciter le gouvernement à reconnaître le statut particulier de la francophonie en Alberta », pense-t-il.

Des paroles, des paroles et encore des paroles?
De l’aveu même de Jean Johnson, ces rencontres avec les premiers ministres ne donnent parfois que du vent et rien de concret. Or, cette fois-ci, le président de l’ACFA a senti un réel désir de la part de la première ministre de faire avancer les choses. « Nous devons déjà rencontrer le ministre responsable de la Francophonie d’ici quelques semaines, monsieur Miranda, pour commencer à travailler sur un processus et développer un plan de match », se réjouit le principal intéressé.

D’autres dossiers ont également été abordés lors de cette rencontre, notamment ceux de l’agrandissement du Campus Saint-Jean et de la création d’un comité aviseur sur les questions de santé des francophones, externe à Alberta Health Services. À suivre.

Dans un récent article publié par le National Post, quelques jours avant le gala des Prix Juno, le chroniqueur David Berry a affirmé que la culture populaire au Canada n’existait pas. En ce qui concerne les Franco-albertains, la situation est-elle la même? La culture francophone de l’Alberta est-elle populaire? Quelques éléments de réponse.

culture pop« Il faut arrêter de croire que la culture canadienne est de la culture populaire, car c’est faux. La culture populaire, c’est la culture américaine », a écrit le chroniqueur du  quotidien pancanadien.  Sylvie Thériault, directrice du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), juge que ce n’est pas représentatif de la culture franco-albertaine. « Ce n’est pas vrai que les artistes cherchent à se plier aux cultures américaines. Ici, les artistes cherchent à faire connaitre leur voix, leur unicité, leur individualité. Ils ne cherchent pas à se conformer à un certain genre », a-t-elle expliqué.

Les artistes émergents de la Francophonie albertaine se heurtent souvent à des obstacles qui les empêchent de rejoindre un plus large public. Selon Mme Thériault, le problème viendrait du manque d’accessibilité à des agences de production. « Pour se faire voir comme artiste, se faire connaitre, il faut vraiment être novateur dans nos approches. Il faut aller chercher les stratégies. Nous, au RAFA, on regroupe les artistes, mais on n’est pas des agents », a-t-elle soutenu. La directrice ajoute que la situation des artistes franco-albertains est difficile parce que la compétition est immense.

À la radio
La demande pour la diffusion de musique francophone d’ici vient souvent des regroupements d’artistes comme le RAFA, et parfois aussi des artistes eux-mêmes. Or, si le public ne fait pas toujours sonner les lignes téléphoniques pour faire entendre les artistes franco-albertains, les diffuseurs comme Radio-Canada Alberta s’en font un devoir.

Selon les informations du Recensement de 2011, l’Alberta est la province qui connait la plus grande croissance francophone au Canada. La population francophone albertaine a augmenté d'environ 18 % depuis 2006. La situation est la même du côté des arts. « Quand j’ai commencé, je pouvais compter les artistes du RAFA sur les doigts de la main », a déclaré Mme Thériault. « Aujourd’hui, on est à un potentiel de plus de 100 artistes », termine-t-elle. Que penserait David Berry de la variété grandissante de l’offre culturelle franco-albertaine?

 

arenaDistricÇa bouge à Edmonton! La revitalisation du centre-ville est en route, marquée par un évident désir de faire mieux… et de voir grand!  Prolongement du train léger sur rail (LRT), construction de gratte-ciel, développement urbain durable… la table semble mise pour que la capitale albertaine entre dans les ligues majeures des villes du monde. Et pas plus tard que d’ici 5 ans !

Le député d’Edmonton-Centre, Randy Boissonnault, s’emballe lorsqu’il évoque le futur de la ville d’Edmonton. « Les investissements historiques annoncés dans le dernier budget vont donner encore plus de souffle à la ville », commence-t-il. D’autant plus qu’à son avis, Edmonton est déjà sur une lancée. « Toronto a bénéficié d’investissements majeurs dans les années 70, ce qui a permis sa croissance. Or, je crois que c’est à notre tour, en 2016, de recevoir ces investissements de base pour permettre à nos villes de croitre. »

AGA fete franco1C’est lors de l’assemblée générale annuelle de la Fête franco-albertaine, le 23 mars dernier, que le président de l’assemblée, Étienne Alary, a fait part de la bonne nouvelle. Un fonds de dotation a aussi été créé en collaboration avec la Fondation franco-albertaine. « Nous avons même déjà dépassé les 12 000$, et ceci va nous permettre d’assurer la viabilité à long terme de la Fête », a-t-il assuré. Pour lui, cette nouvelle prospérité permettra de bonifier l’offre culturelle de l’évènement et de rémunérer les artistes invités de façon convenable.

Pour sa 27e édition, c’est sous le thème « Rétro-Fête » que se déroulera l’évènement, au David Thompson Resort près de Nordegg, du 8 au 10 juillet 2016. Des passeports pour la Fête seront en vente à prix réduit le lundi 4 avril, à partir du site Web www.fetefrancoalbertaine.ca  

Il n’est pas rare de recevoir un courriel, d’une entreprise dont vous êtes déjà client, vous demandant de rentrer vos informations personnelles, et ce, dans le seul but d’extirper vos renseignements bancaires. C’est de l’usurpation de marque ou fraude en ligne. Certains peuvent en témoigner et vous avertir du danger.

«L'hameçonnage », une belle manière de ferrer le poisson ! C’est aussi le terme utilisé par la Gendarmerie royale du Canada pour désigner l’envoi de fraudes sous forme de courriels, de messages textes ou de sites Web. Ces messages sont faits pour avoir l'air d’émaner de véritables entreprises, d’institutions financières ou d'organismes gouvernementaux connus et bien sous tout rapport.

voleur internetLe poisson, ça peut être vous, un membre de votre famille, un ami ou encore un collègue de travail.

« Je recevais des courriels, comme quoi il fallait que j’organise mon compte avec une certaine compagnie qui n’était pas en règle, il me manquait des étapes pour remplir certains formulaires », explique Marcel Hamann, praticien en santé. Les courriels se répétant et se faisant de plus en plus insistants, et connaissant bien l’entreprise, le doute s’insinue peu à peu dans l’esprit de M. Hamann. « Ferrer le poisson » c’est aussi passer par une phase de harcèlement jusqu’à ce que la personne aille vérifier et se fasse piéger. « Tu donnes l’information, et tu te rends compte le lendemain que c’est une fraude », se remémore-t-il. Le praticien en santé avait alors révélé de bonne foi son numéro de carte de crédit. Dans le courant de la journée, un retrait de plus de 500 $ apparait sur son compte pour un voyage en Turquie.

M. Hamann appelle sa banque et fait immédiatement opposition. Selon le praticien en santé, il n’y a pas suffisamment de prévention auprès du grand public.

Vigilance de mise pendant la période des déclarations d’impôts      

Par exemple, avec la période de déclarations d’impôts, il n’est pas rare de recevoir un courriel vous indiquant que vous devez peut-être rembourser de l’argent ou que vous êtes admissible à un remboursement d’impôt, suite à l’enregistrement en ligne de vos impôts (que vous n’avez d’ailleurs pas encore fait). Bien sûr, il n’en est rien. Dans certains cas, le ton peut se faire plus menaçant si les personnes n’envoient pas immédiatement de l’argent et révèlent ainsi leurs informations personnelles.  « Ces criminels n’éprouvent aucune difficulté à se faire passer pour des employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC) ou pour une autre entreprise », explique l’ARC sur son site Internet.

Selon le Centre Antifraude du Canada, la fraude par marketing de masse (FMM) touche le plus souvent les personnes âgées entre 60 et 69 ans. En 2014, le Centre a reçu 42 200 plaintes, pour 14 472 victimes. Les pertes financières totales signalées imputables à la FMM se sont élevées à plus de 74 M$. L’Alberta est la troisième province où les plaintes sont les plus nombreuses.

Marcel Hamann, n’est donc pas le seul à qui une telle arnaque est arrivée. Cette fraude  touche aussi bien les particuliers qu’elle entache injustement le nom d’entreprise ou d’organismes respectables. « Vérifiez au moins une fois par semaine son compte, si on attend trop, on est fait.» Une personne avisée en vaut deux !

Si vous recevez l'un de ces courriels suspects, signalez-le au Centre antifraude du Canada.

Canada Revenue Agency has sent you an tax refund INTERAC e-Transfer® Service.c5f5c2435d417ff5 

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L’Alberta est reconnue pour son conservatisme fiscal, et plusieurs habitants rejettent l’idée de creuser le déficit. Dans cette optique, le budget Morneau, déposé le 22 mars dernier, en a fait sourciller plus d’un, car selon les prévisions, un trou de 100 milliards de dollars est à prévoir d’ici cinq ans. Le budget réussit-il le test?

corees1Écrite en 2013 par l’auteur français Joel Pommerat, la Réunification des deux Corées est une pièce résolument contemporaine qui se jouera le 18, 19 et 20 mars au théâtre du Campus Saint-Jean. C’est sur un thème universel, l’amour, avec une mise en scène moderne que Bernard Salva a voulu bousculer tant ses comédiens que son public.   

« Des tonnes de pièces de l’histoire du théâtre parlent d’amour, mais là c’est justement parler d’amour aujourd’hui … » lance Bernard Salva, professeur de théâtre au Campus depuis treize ans et metteur en scène de cette nouvelle pièce.

Pour la première fois, le public ne sera pas devant la scène, mais bel et bien de chaque côté. Un choix que le metteur scène qualifie lui-même de risqué, mais avec pour ambition première d’innover. « On va être dans une arène avec des gens très très prêts … mais on veut éviter aussi le confort théâtral, on veut remuer les gens » explique-t-il. Le décor se veut des plus minimalistes, avec la présence d’un objet ici et là, rien qui ne puisse encombrer le jeu des acteurs ou le message de la pièce.

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