radioAprès plus de 20 ans de mobilisation communautaire, la radio en français de Radio-Canada sera enfin disponible à Jasper, à Banff et à Lake Louise. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a approuvé les demandes de licences de diffusion, après avoir été sensibilisé plusieurs fois face à cette situation.

Récemment, Denis Perreaux, directeur général de la Société historique francophone de l’Alberta, a visité les archives des Jeux francophones de l’Alberta, un mouvement pour lequel il a beaucoup donné par le passé. « Il manquait les archives des années où j’ai été là, car j’ai moi-même participé à la purge de cinq grands classeurs de documents. Il fallait faire de la place », se désole-t-il. Le passionné d’histoire a expliqué l’importance de ne pas se débarrasser de ses archives personnelles et professionnelles lors d’un atelier organisé par la Fondation franco-albertaine, le 19 mai dernier.

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Le très attendu festival et congrès de chant choral Podium a eu lieu à Edmonton, du 18 au 22 mai derniers.  Tous les deux ans, Canada Choral organise l’événement offrant l’occasion aux choristes d’assister à divers ateliers et à des prestations mettant en vedette des grands chœurs canadiens. Pour la toute première fois, la Chorale Saint-Jean a pu se produire sur la scène nationale. Retour sur l’événement et réactions du chef de chœur de la Chorale Saint-Jean, Laurier Fagnan.

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Le Club Marie-Anne Gaboury place la barre très haute en vue du prochain Francothon, lui qui a remis la coquette somme de 42 000 $ et des poussières à la Fondation franco-albertaine, le 18 mai dernier.

La 3e édition de l’évènement télévisuel se tiendra le 30 septembre 2016, à la Cité francophone. C’est ce qu’a annoncé Eugène Carignan, réalisateur et coordonnateur des programmes à Radio-Canada Alberta. « Cette année encore, Radio-Canada est fière de présenter le Francothon. Pour cette édition, notre partenaire honorifique sera Francophonie Jeunesse Alberta (FJA) », a-t-il annoncé.

Le 14 mai dernier a eu lieu le lancement de la version française d’une série de livres pour enfants intitulée « La charte pour les enfants ». Ces livres traitent de sujets complexes entourant les droits humains, mais de façon inventive et accessible pour les jeunes. Le droit d’être instruit en français ou en anglais, le droit de croire et d’avoir la foi et le droit à l’égalité, peu importe sa couleur, font tous partie de cette surprenante série de 14 livres. L’auteur, Dustin Milligan, est avocat dans la région de Toronto.

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La semaine dernière, nous vous présentions un article sur la glottophobie, la discrimination par l’accent. Mais qu’en est-il de la discrimination linguistique envers les personnes dont la langue maternelle est l’anglais?  

Quinton Stotz enseigne à Strathcona High School à des jeunes de 15 à 18 ans. Pour lui, il est primordial de ne pas porter de jugement sur l’accent et sur la qualité de la langue des élèves, « parce que le but de l’enseignement en immersion, c’est la communication. C’est le plus important ».

Cela dit, selon l’enseignant, l’accent des élèves en immersion n’est pas un dérivé authentique du français, car il ne vient pas d’une communauté de souche de langue française. « Souvent, les élèves de l’immersion attachent un aspect de leur identité comme francophone à leur accent. Il s’agit d’un accent d’immersion qui n’existe nulle part ailleurs dans la francophonie », pense-t-il. Selon ses dires, cet accent leur est propre. « C’est comme si ces élèves, au fil du temps, avaient inventé un accent qui reflète leur communauté. »

Après 12 ans d’enseignement, ces jeunes devraient être capables de communiquer avec les francophones de partout dans le monde. C’est du moins ce qu’en pense Quiton Stotz. « La plupart atteindront un bon niveau de français normatif et seront capables d’étudier à la Faculté Saint-Jean et de réussir. Par contre, il leur sera difficile d’obtenir un emploi où un niveau de langue plus soutenue est requis, comme au Québec ou en France », avertit-il.

Des voyelles anglaises
En français, il y a les voyelles pures. Cela veut dire qu’il n’y a pas de diphtongues, contrairement à l’anglais. « Lorsqu’on prononce une voyelle, il n’y a qu’un son, alors qu’en anglais, il y a souvent deux sons », explique Quinton Stotz. Il donne en exemple le mot boat, dans lequel la lettre O se transforme en U. « Les jeunes de l’immersion ont donc de la difficulté à prononcer des mots comme bureau, qui se change en biureau. En général, la lettre U est très difficile à prononcer pour les anglophones. « Le mot éternuer, par exemple, en fait souffrir plus d’un. »

 

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Quel type de catastrophe naturelle a causé la destruction de la ville de Pompéi en l’an 79 après Jésus-Christ? Selon le proverbe, qu’est-ce qui revient au galop s’il est chassé? Quel ingrédient est à la base du potage Parmentier? Voilà des questions auxquelles ont dû répondre des élèves de la 5e à la 9e année du Conseil scolaire Centre-Nord, lors de la 7e édition du tournoi Génies en herbe. Une première cette année : le concours a eu lieu au Campus Saint-Jean (CSJ).

Le Conseil scolaire Centre-Nord a une fois de plus accueilli plus d’une centaine d’élèves au tournoi Génies en herbe, en collaboration avec l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et le Centre de développement économique de l’Alberta (CDÉA). Les jeunes ont pu participer à des ateliers organisés par Francophonie Jeunesse Alberta (FJA), par la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) et à une visite du CSJ. « En tant que partenaire de l'évènement, nous sommes fiers de voir nos élèves démontrer l'étendue de leurs connaissances », a exprimé le directeur du Conseil scolaire Centre-Nord, monsieur Henri Lemire.

Le tournoi était divisé en trois catégories, soit les élèves de la 5e et de la 6e année, ceux de la 7e année et ceux de la 8e et de la 9e année. Chez les plus jeunes, les élèves de l’école Notre-Dame ont été couronnés vainqueurs. Pour la catégorie de la 7e année, c’est l’école Notre-Dame-Des-Monts qui l’a remporté. Les élèves de la 8e et de la 9e année devront attendre encore un peu avant de s’affronter, leur tournoi ayant été reporté.

« En termes de culture générale, c’est impressionnant de voir ce qu’ils peuvent retenir comme information », a avoué Patrice Gauthier, directeur général par intérim du CDÉA. Animateur de la finale du tournoi, M. Gauthier croit qu’il est important d’encourager ces élèves à fort potentiel. « On les incite souvent à s’inscrire dans des sports ou en art, mais ces jeunes-là ont beaucoup d’habiletés, et c’est une bonne chose qu’on puisse les mettre en valeur », a-t-il mentionné.

Une école en moins

Sur les 14 écoles qui étaient censées être représentées, l’une d’entre elles manquait à l’appel. Les élèves de l’école Boréal devaient participer au tournoi, mais vu le brasier qui a ravagé la ville de Fort McMurray, ils n’ont pas pu se présenter. « C’est dommage, parce qu’ils se sont préparés pendant très longtemps pour participer au tournoi », a déploré Anne-Lise Uwihoreye, gestionnaire des projets scolaires communautaires à l’ACFA.

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C’est un véritable élan de générosité et de compassion qui a rejoint les gens de l’Alberta, en vue de soutenir les personnes évacuées de Fort McMurray. La tragédie qui secoue la ville de près de 80 000 personnes fait les manchettes partout sur la planète, mais c’est à hauteur d’hommes et de femmes que se dessine l’entraide apportée.

Les familles évacuées qui n’ont pas de logis doivent se rendre au Centre Northlands, à Edmonton, pour s'y inscrire et être prises en charge. « Pour l’instant cependant, la question de la langue n’est pas vraiment prise en compte. Nous sommes vraiment en contexte d’aide de première ligne d’urgence », fait savoir Magalie Bergeron, directrice générale de l’ACFA régionale d’Edmonton. Cela dit, la donne change d’heure en heure et les besoins évoluent. Déjà, les services d’aide de deuxième ligne sont déployés.

Et l’aide francophone s’organise! Les acteurs de la communauté francophone se regroupent ponctuellement à Edmonton afin de faire le point et de planifier l’aide qui peut être offerte. C’est le Centre d’accueil et d’établissement de l’Alberta (CAE) qui se charge de former les bénévoles. « Ces derniers doivent être en mesure de bien accueillir les sinistrés, mais aussi faire preuve d’empathie », dit Pauline Légaré, directrice adjointe du Réseau Santé albertain. Cette dernière se réjouit d’ailleurs que le projet de ligne d’écoute empathique, en collaboration avec Tel-Aide Outaouais, ait été lancé afin de soutenir les évacués. « Ils reçoivent déjà des appels. Les gens ont besoin de parler. Il faut que ça sorte », estime Magalie Bergeron.

Un petit quartier général improvisé a d’ailleurs pignon sur rue dans la Cité francophone d’Edmonton afin d’accueillir les évacués et de mieux les diriger. Angelina Gionet, directrice régionale de l’ACFA de Wood Buffalo, exprime vouloir trouver non seulement les membres de son ACFA, mais tous les francophones de Fort McMurray. « C’est notre rôle de les aider », a-t-elle lancé. Au moment de mettre sous presse, une centaine de membres francophones avaient été rejoints.

Logements offerts        
Pour l’instant, les francophones sont rejoints à partir du centre Northlands. « La Ville a accepté que nous distribuions des affiches avec les numéros de téléphone de plusieurs organismes francophones », partage Magalie Bergeron.

Selon elle, la générosité des gens d’Edmonton est au rendez-vous, particulièrement en ce qui a trait aux offres d’hébergement. L’ACFA régionale d’Edmonton a d’ailleurs mis sur pied un formulaire en ligne afin de faciliter le jumelage entre familles. « Nous devons savoir combien de lits sont disponibles, si les animaux sont acceptés, s’il y a des allergies, etc. », raconte Magalie Bergeron.

Par contre, il appert de plus en plus que les évacués ne veulent pas vraiment aller vivre chez une autre famille. « Pour faciliter la recherche d’appartements, Accès-Emploi donne accès à Internet et à ses ordinateurs jusqu’à 20 h aux personnes évacuées », rapporte Suzanne Corneau, directrice générale de l’organisme dédié à la recherche d’emploi.

Plus de 300 familles francophones vivent à Fort Mc Murray.

Tel que mentionné sur le site du gouvernement albertain, les gens doivent conserver leurs reçus, car ces derniers auront peut-être la chance d'être remboursés.

Les gens prêts à offrir d'autres services sont bienvenus d'écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Glotto-quoi? Glottophobe! Vous avez bien lu! La glottophobie, un terme inventé dans les années 70 par le sociolinguiste Philippe Blanchet, désigne la discrimination par l’accent, et affecte particulièrement la Francophonie internationale. Et l’Alberta, avec sa ribambelle d’accents francophones, ne fait pas exception à la règle.

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Le ministre albertain de la Culture et du Tourisme, et responsable du Secrétariat francophone, Ricardo Miranda, a passé quelques jours dans la Belle province dans le cadre des Rendez-vous du Canada.

Rejoint à Montréal, le ministre ne cachait pas son enthousiasme de vanter les mérites touristiques de l’Alberta à ses comparses québécois. « Nous voulons développer des produits touristiques pour inviter les Québécois en Alberta », communique-t-il. Pour lui, cela commence par la création d’une politique linguistique en Alberta, « pour améliorer la relation entre le gouvernement et la communauté francophone ».

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M. Miranda s’est dit impressionné par l’offre culturelle québécoise. « Je suis ici pour apprendre les meilleures pratiques et les apporter en Alberta », a-t-il lancé. Pour lui, la meilleure façon d’appuyer le secteur de la culture et du tourisme, c’est d’engager le dialogue avec le Québec. « Il faut constater tout ce que la province fait dans le secteur culturel, et également dans le secteur linguistique. »

Dans cette optique, le ministre a rencontré plusieurs intervenants, telle la ministre québécoise du Tourisme, Julie Boulet, ainsi que la ministre Canadienne du Patrimoine, Mélanie Joly, ainsi que des acheteurs et des médias de l’industrie du voyage de partout dans le monde.

Par ailleurs, le séjour de Ricardo Miranda au Québec coïncide avec le lancement de la brochure touristique de l’Alberta (oxygénez votre vie), produit en collaboration avec le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA).

 

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