Le président de l'Assemblée législative Ken Kowalski et l'ancien président de l'ACFA, Jean Johnson.  Photo : archivesLe président de l’Assemblée législative de l’Alberta et député de Barrhead-Morinville-Westlock, Ken Kowalski, a annoncé, le 9 décembre dernier, qu’il ne fera pas partie de la prochaine campagne électorale provinciale anticipée au printemps prochain.

« C’est un des membres de l’assemblée qui a le plus de pouvoir et il a toujours travaillé à promouvoir les intérêts des francophones. La communauté va manquer un allier important », affirme le directeur de recherche au Frontier Centre for Public Policy basé à Calgary, Marco Navarro-Génie.

Serge GingrasLe 5 décembre dernier, le Parti libéral de l’Alberta choisissait le représentant pour la circonscription d’Edmonton-Goldbar. Josipa Petrunic, qui a été candidate libérale dans Calgary-Est lors des élections fédérales de mai dernier, a été préférée par les membres du parti devant le Franco-Albertain Christian Villeneuve.

Mme Petrunic habite présentement au Royaume-Uni où elle y termine des projets de recherches, mais la jeune femme compte s’établir à Edmonton d’ici la fin 2011. Il s’agira d’un retour dans sa communauté pour la députée qui a déjà habité le quartier en 2000, lorsqu’elle était étudiante en immersion française au Campus Saint-Jean.

Le 28 novembre dernier, le gouvernement fédéral adoptait, à 153 voix contre 120, le projet de loi C-18 qui met fin à la situation de monopole exercé par la Commission canadienne du blé (CCB).

À compter du 1er aout 2012, les cultivateurs de blé et d’orge des Prairies pourront écouler leurs grains au moment qui leur convient le mieux, et suivant la méthode qu’ils auront choisie, sans avoir à passer par l’entremise de la commission.

La section des statistiques linguistiques de Statistique Canada a dévoilé une série de portraits des minorités de langues officielles au Canada par province basée sur les résultats du dernier recensement de 2006 et de l’étude sur la vitalité des langues officielles du Canada (EVMLO), menée la même année. Le portrait de l’Alberta a été rendu public à la fin du mois de novembre.

« C’est la première fois qu’on dresse un portrait aussi exhaustif des minorités de langues officielles par province qui nous donne une idée de la situation des francophones partout à travers le pays », affirme l’analyste de Statistique Canada pour la section des statistiques linguistiques, Brigitte Chavez.

Le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) conviait différents acteurs de la communauté francophone au Campus Saint-Jean, le 21 novembre dernier, pour mettre en lumière la vente prochaine des quatre couvents francophones dans le quartier de Bonnie Doon d’ici trois à cinq ans, dont un qui sera vendu d’ici le printemps prochain.

Le CDÉA venait proposer une solution alternative aux membres présents : un projet de coopérative.

L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA), le Réseau santé albertain (RSA) et le Centre d’accueil et d’établissement du Nord de l’Alberta (CAÉ) assistaient à la conférence donnée par la directrice du développement du groupe de ressources techniques, Sosaco, Sylvie Naud, une spécialiste de la coopérative au Québec.

Bernard Derome lors de son passage à Edmonton.Le célèbre journaliste et chef d’antenne, à la retraite, de Radio-Canada, Bernard Derome, était de passage dans la capitale albertaine le 3 novembre dernier, pour donner une conférence sur l’histoire du diffuseur public, au Campus Saint-Jean, dans le cadre de la série de conférences Louis Desrochers, organisée par l’Institut d’études canadiennes de l’Université de l’Alberta.

C’est devant une salle comble de près de 200 personnes que Bernard Derome a offert un survol de la naissance de la société d’État, de son mandat et des moments marquants, à travers ses expériences personnelles.

Les participants à une table ronde lors du congrès du RCCFC.Le Réseau des cégeps et des collèges francophones du Canada (RCCFC) tenait son 16e congrès annuel, sous le thème le rôle du collège comme agent de développement de sa communauté, du 3 au 5 novembre derniers, à Edmonton.

Cette année, les organisateurs ont mis sur pied une nouvelle formule sous forme de table ronde, plutôt que d’offrir des conférences. Plusieurs membres avaient signifié leur désir de favoriser les échanges lors des congrès, qui regroupent environ une soixantaine de collèges et cégeps à travers le Canada.

Le député fédéral et candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique (NDP), Thomas Mulcair, était de passage à Edmonton, le 20 octobre  dernier, pour donner une conférence intitulée « Bâtir un avenir durable », dans le cadre des conférences annuelles Peter Lougheed,  organisées par l’Institut d’études canadiennes et le département de Science politique de l’Université de l’Alberta.

Venu présenter sa vision du développement durable, Thomas Mulcair croit que les enjeux environnementaux ont été bien identifiés auprès du public et que le temps est maintenant venu d’appliquer les lois dont nous nous sommes dotées dans l’exploitation des ressources naturelles au Canada.

Le Franco a eu la chance de discuter, le 17 octobre dernier, avec la nouvelle première ministre de l’Alberta, Alison Redford. Un entretien qui a permis de constater que Mme Redford entendait donner une place importante aux francophones durant son mandat, afin que ceux-ci se sentent inclus dans la communauté et à travers les politiques.

Bien que celle-ci laisse entendre que des élections provinciales sont prévues pour la prochaine année, Mme Redford assure vouloir travailler dès maintenant avec le nouveau ministre responsable du Secrétariat francophone, Cal Dallas, pour faire avancer certains dossiers. « Je ne sais pas encore quels seront les projets précisément, mais je m’engage à discuter des enjeux importants pour la communauté francophone », déclare-t-elle.

Bien que les Albertains connaissent peu la francophonie en général, ils s’accordent pour dire que parler français ouvre des portes et offre beaucoup d’opportunités à ceux qui le maitrisent.

Ce message semble mieux passer chez les jeunes, les universitaires et ceux qui connaissent déjà un peu le français. Néanmoins, il semble important, pour une majorité d’Albertains, qu’un francophone reçoive des services en français en santé et en employabilité.

Un sondage Léger Marketing mené par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) en mai et juin 2011 auprès de 1500 Albertains cherchait à mesurer l’opinion publique et les idées préconçues sur les services en français en Alberta et à évaluer le niveau d’appui des Albertains concernant l’augmentation des services en français dans la province.

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