Le premier ministre de l’Alberta, Jim Prentice, a signé mardi 7 octobre un accord-cadre avec le maire de Calgary, Naheed Nenshi, et celui d’Edmonton, Don Iveson. Le but de ce projet est de donner à terme plus de pouvoir à ces villes, mais aussi plus de responsabilités, par le biais de chartes civiques.

 

Le Premier ministre de l’Alberta, Jim Prentice, a signé mardi 7 septembre un accord-cadre avec le maire de Calgary, Naheed Nenshi, et celui d’Edmonton, Don Iveson. Le but de ce projet est de donner à terme plus de pouvoir à ces villes mais aussi plus de responsabilités, par le biais de chartes civiques.

Les prémices de cet accord ont été discutés pour la première fois il y a déjà plusieurs années. En juin 2012, le principe de créer des chartes avait été accepté, et un protocole d’accord avait été signé afin d’entamer les discussions à ce sujet. Mais ce projet était concrètement resté dans les cartons.

Jim Prentice a décidé de le ressortir afin de faire face, notamment, au déficit d’infrastructures qui touche Calgary et Edmonton. En effet, les deux principales villes de l’Alberta doivent supporter un nombre grandissant d’habitants, alors que la création d’écoles, d’espaces de loisirs ou d’hôpitaux ne suivent pas toujours.

Le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, a fait paraître son rapport annuel sur le bilinguisme. Malgré un bilan positif, il a pointé du doigt l’entreprise Air Canada, qui récolte de trop nombreuses plaintes à ce sujet.

 

Mardi 7 octobre, les oreilles des représentants d’Air Canada ont dû siffler. C’est en effet en négatif que cette entreprise a été citée par Graham Fraser dans son rapport sur l’état du bilinguisme au Canada. Pour le commissaire, la compagnie aérienne ne considère pas que présenter ses services en anglais et en français soit un atout marketing, mais plutôt un fardeau. « Dieu sait qu’ils ont droit à des rappels de façon constante avec des avis d’enquête sur des plaintes » déplore Graham Fraser.

Depuis 18 mois déjà, le conseil d’administration (CA) du Centre de santé Saint-Thomas (CSST) et l’organisme à but non-lucratif Covenant Care travaillent au redressement financier du centre. Des démarches qui ont mené à la vente, le mois dernier, du bâtiment situé sur la rue Marie-Anne-Gaboury à Edmonton, nouvelle propriété de Covenant Care.

 

« On a beau jeu, pense le président du CA du CSST, Paul Denis. Même si nous n’avons plus la possession de l’édifice [désormais propriété de Covenant Care], nous avons la possession du contenu. » Par ceci, M. Denis entend la possession de services de santé qui selon-lui se sont améliorés depuis que les deux compagnies sous-traitantes, Aramark (alimentation, accueil, nettoyage) et Saint Elizabeth (soins infirmiers) ont pris le contrôle des services en juillet dernier. Les heures d’ouverture de la réception ont notamment été rallongées et les employés bilingues portent des étiquettes colorées afin de permettre de les identifier.

Le Conseil scolaire Centre-Nord devrait former cette semaine un comité sur la représentation des minorités visibles en réaction aux 500 signatures sur la pétition des membres du comité des parents qui demandent la révision de la politique d'embauche du conseil. 

 

Voici une vidéo d'ALTA TV qui explique les demandes de ces parents: 

 

En Alberta, les demandeurs d’asile n’ont pas la possibilité de passer leur permis de conduire, ce qui complique leur intégration. L’un d’eux témoigne.

« À Edmonton, la voiture, ce n’est pas un luxe. 90 % des annonces d’emploi demandent le permis », estime G.S., un demandeur d’asile originaire de la République du Congo (Congo-Brazzaville) qui préfère ne pas donner son nom complet.

Pourtant, on lui interdit de passer son permis de conduire. Un document de Service Alberta daté du 20 février 2014 explique noir sur blanc que : « Si vous êtes en Alberta dans le cadre d’une demande d’asile en cours ou refusée, vous […] n’avez pas le droit d’avoir un permis de conduire albertain ou une carte d’identité albertaine, même si vous avez un permis de travail émis par le gouvernement fédéral ».

Arrivé au Québec en octobre 2012, G.S. a immédiatement lancé la procédure de demande d’asile. Sous la dictature congolaise, « [sa] vie était en danger ». À  Montréal, le francophone ressent un certain « choc des cultures » et ne trouve pas d’emploi correspondant à sa formation en techniques commerciales. « C’était soi un travail de misère ou alors il fallait être bilingue ».


Thomas Mulcair, le chef du Nouveau Parti démocratique, un tenu un point presse mercredi dans le cadre de la réunion du caucus national du NPD à Edmonton. Après une introduction bilingue, M. Mulcair a répondu aux questions en français ou en anglais, selon la langue choisie par chaque journaliste.

Alors que la prochaine élection fédérale se tiendra en octobre 2015, le NPD a déclaré qu'il dévoilerait bientôt des éléments concrets de son programme. Un choix politique risqué puisqu'il permettra aux partis concurrents de préparer des contre-arguments ou, qui sait, d'emprunter des idées. M. Mulcair s'est justifié en affirmant que c'était « une question de respect envers les électeurs », car ils doivent selon lui avoir le temps d'étudier les positions des partis politiques pour pouvoir en débattre en amont de la campagne de 2015.

Evelyne Uma a fui le Burundi il y a cinq mois pour l’Alberta. En attente de la révision de son statut de réfugié, elle n’a pas pu recevoir aucune aide du ministère des Services sociaux.

Evelyne Uma devait venir en Alberta pour rendre visite à un cousin, en vacances. Finalement, menacée de mort à la pointe de fusil chez elle, pour son opposition au gouvernement, elle a fui. Quelques semaines plus tard, elle a également fait venir ses enfants, en danger eux aussi. « Ils voulaient enlever ma petite fille », confie Mme Uma, plus tard dans l’entrevue.

« Je suis née au Burundi, mais mes parents viennent du Congo », dit-elle, en guise d’introduction.

L’organisme Volontaires unis dans l’action au Canada (CANAVUA) lance un nouveau programme cet automne pour faire connaitre la lutte pour la gestion scolaire francophone aux jeunes des communautés ethnoculturelles.

 

« 70 % des élèves de certaines de nos écoles ont des parents issus de l’immigration, fait remarquer le directeur général de CANAVUA, Dicky Dikamba. L’éducation dans leur langue maternelle constitue un élément central à leur épanouissement dans la société albertaine. » Mais rares sont ceux qui connaissent la bataille qu’ont dû mener avant eux un groupe de valeureux Franco-Albertains pour qu’ils puissent aujourd’hui profiter de cette éducation en français…

Le 3 septembre a été dévoilée la programmation de l’édition 2014 du Congrès annuel de la francophonie albertaine, anciennement appelé Rond Point.

 

Outre le changement de nom, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a annoncé une grande nouveauté cette année : la tenue du premier Francothon au bénéfice de la francophonie albertaine, une collaboration de la Fondation franco-albertaine (FFA), du Regroupement des artistes francophones de l’Alberta (RAFA) et d’Ici Alberta.  Celui-ci se tiendra le vendredi 17 octobre dans le cadre du Congrès annuel. 

Samedi dernier, l’ACFA provinciale et les ACFA régionales se sont réunies à l’occasion de la rencontre annuelle de la grande famille. Le lendemain, c’était au conseil d’administration de se rassembler. Parmi les dossiers évoqués : l’immigration francophone en Alberta, la création d’un fonds pour soutenir le leadership politique et la question du bilinguisme à Ottawa. Entrevue avec le président de l'ACFA, Jean Johnson. 

 

 

Jean Johnson, qu’avez-vous retiré de la rencontre de la grande famille de l’ACFA ?

 

Ça a été vraiment une rencontre exceptionnelle. On a eu un invité, monsieur Denis Prud’homme, qui travaille beaucoup avec la régionale de Grande-Prairie. (…) Il s’est développé une expertise dans le domaine du recrutement et plus spécifiquement celui des travailleurs de pays étrangers. (…) Les bureaux régionaux ont vraiment été interpelés par le fait qu’il y a un potentiel de gens qui arrivent de différents pays du monde pour s’établir dans leur région. Donc il faut s’impliquer dans l’intégration communautaire plutôt que de les laisser disparaître dans la brume et être assimilés par la langue anglaise.

Page 12 sur 21
Aller au haut