Francophonie albertaine

Le Gala de la Francophonie était organisé à Calgary pour la deuxième année consécutive, le samedi 29 novembre dernier. Comme lors de l’édition précédente, les convives ont pu déguster un repas festif en assistant à la remise des prix de la francophonie de Calgary.

 

Pas moins de 150 invités étaient réunis dès 17h30 pour l’ouverture de la deuxième édition du Gala de la francophonie, organisé par l’Association canadienne-française de l’Alberta. Après un cocktail de bienvenue, les hôtes de la soirée ont été invités à prendre part au souper préparé par le chef Alain Éthier. Après un plateau de fromages, de charcuterie et de fruits, les élèves de l’école de la Rose sauvage – serveurs le temps de la soirée – ont présenté un plat de dinde, accompagné de canneberges, d’asperges et de pommes de terre. Enfin, de petites bouchées sucrées réalisées par la pâtisserie Éclair de Lune ont constitué un dessert apprécié.

L’animateur radio Normand Fontaine est décédé mardi 25 novembre à l’âge de 77 ans. Son ancien camarade André Roy se souvient.

« C’était un gars très talentueux », affirme d’emblée André Roy au sujet de son ami Normand Fontaine, décédé le 25 novembre des complications d’une intervention chirurgicale.

Originaire de Rivière-la-Paix, Normand Fontaine a rejoint radio CHFA (pour « Courage, honneur, fierté, amour ») en 1958, une entité privée mais affiliée à Radio-Canada. André Roy, lui, n’arrivera qu’en 1965. Il découvre un homme consciencieux (« toutes ses interventions étaient bien préparées ») et généreux. « J’étais pauvre, je finissais au Collège Saint-Jean et on n’était pas payé énormément à CHFA, raconte M. Roy. Je cherchais un endroit [où loger] et lui demeurait pas loin avec Adèle et ses enfants… Ils m’ont hébergé ! »

Au cours de sa longue carrière sur les ondes, Normand Fontaine a notamment animé une émission pour les petits où on le surnommait ‘‘l’oncle Normand’’. « Il était tellement bon pour parler avec les enfants et jouer de la musique, assure son ancien camarade. Faut pas être condescendant, faut leur parler à leur niveau, c’est tout un truc… et lui il l’avait. Je l’admirais pour ça. Je trouvais ça merveilleux. »

La Société historique francophone de l’Alberta (SHFA) a depuis août un bureau permanent et un directeur général, Denis Perreaux. La Foire sur le patrimoine franco-albertain, le 15 novembre à Edmonton, lui a permis d’évaluer les nombreux défis et objectifs qui l’attendent pour devenir la plaque tournante en termes de patrimoine.

Adriana Davies donnait la conférence d’ouverture de la Foire sur le patrimoine franco-albertain, organisée par la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA) le 15 novembre. L’Italienne d’origine est très impliquée dans le milieu muséal en Alberta. Elle a été rédactrice de l’Encyclopédie canadienne pour l’Alberta, puis directrice de l’Association des musées de l’Alberta et de l’Heritage community foundation. Amie du président de la SHFA, Frank McMahon, elle l’a conseillé en 2010 sur l’avenir de l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien au Campus Saint-Jean, dont il est le directeur depuis 2001. L’Institut se concentrait principalement sur la collection d’archives, a constaté Mme Davies. Il était alors primordial de trouver des moyens d’engager les nouvelles générations dans la conservation de l’histoire franco-albertaine. Par ailleurs, elle voyait un retard dans l’importante tâche « d’aborder la francophonie à travers des concepts albertains ».

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