Francophonie albertaine

Celle qui était directrice générale par intérim depuis août a finalement été choisie pour succéder à Denis Perreaux à la direction générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta.

« J’étais vraiment touchée par la confiance [qu’on m’a accordée] », a réagi Isabelle Laurin après l’annonce de sa nomination à la direction générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). Le comité de sélection a épluché des candidatures de tout le Canada avant d’arrêter son choix. « Quand ils m’ont appelée pour me dire que j’étais choisie, ça a été un grand soulagement parce que ça fait sept ans et demi que je m’investis à l’ACFA », explique Mme Laurin.

Vacant depuis le départ de Denis Perreaux – désormais à la tête de la Société historique de l’Alberta –, le poste de directeur général revient donc à celle qui était directrice par intérim depuis août 2014. « L’automne a été extrêmement occupé : deux courses à la chefferie en Alberta, énormément [de travail] dans le dossier de l’immigration, notre congrès [annuel de la francophonie, ex-Rond Point], des rencontres du CA, notre AGA… Ça m’a vraiment donné le goût ! », détaille la nouvelle directrice.

Le Gala de la Francophonie était organisé à Calgary pour la deuxième année consécutive, le samedi 29 novembre dernier. Comme lors de l’édition précédente, les convives ont pu déguster un repas festif en assistant à la remise des prix de la francophonie de Calgary.

 

Pas moins de 150 invités étaient réunis dès 17h30 pour l’ouverture de la deuxième édition du Gala de la francophonie, organisé par l’Association canadienne-française de l’Alberta. Après un cocktail de bienvenue, les hôtes de la soirée ont été invités à prendre part au souper préparé par le chef Alain Éthier. Après un plateau de fromages, de charcuterie et de fruits, les élèves de l’école de la Rose sauvage – serveurs le temps de la soirée – ont présenté un plat de dinde, accompagné de canneberges, d’asperges et de pommes de terre. Enfin, de petites bouchées sucrées réalisées par la pâtisserie Éclair de Lune ont constitué un dessert apprécié.

L’animateur radio Normand Fontaine est décédé mardi 25 novembre à l’âge de 77 ans. Son ancien camarade André Roy se souvient.

« C’était un gars très talentueux », affirme d’emblée André Roy au sujet de son ami Normand Fontaine, décédé le 25 novembre des complications d’une intervention chirurgicale.

Originaire de Rivière-la-Paix, Normand Fontaine a rejoint radio CHFA (pour « Courage, honneur, fierté, amour ») en 1958, une entité privée mais affiliée à Radio-Canada. André Roy, lui, n’arrivera qu’en 1965. Il découvre un homme consciencieux (« toutes ses interventions étaient bien préparées ») et généreux. « J’étais pauvre, je finissais au Collège Saint-Jean et on n’était pas payé énormément à CHFA, raconte M. Roy. Je cherchais un endroit [où loger] et lui demeurait pas loin avec Adèle et ses enfants… Ils m’ont hébergé ! »

Au cours de sa longue carrière sur les ondes, Normand Fontaine a notamment animé une émission pour les petits où on le surnommait ‘‘l’oncle Normand’’. « Il était tellement bon pour parler avec les enfants et jouer de la musique, assure son ancien camarade. Faut pas être condescendant, faut leur parler à leur niveau, c’est tout un truc… et lui il l’avait. Je l’admirais pour ça. Je trouvais ça merveilleux. »

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