Francophonie albertaine

« Dans la mort, l’important c’est ceux qui restent »

Créé en 2013 à la suite d’une formation pour les personnes aidantes, le groupe d’entraide de la Coalition des femmes s’est depuis élargi à d’autres thématiques. La réunion du samedi 17 janvier était consacrée au deuil.

Au deuxième étage de La Cité francophone, à Edmonton, une dizaine de femmes sont réunies pour écouter la « thérapeute en relations d’aide » Edwina Ward  et partager leurs expériences. Sujet du jour : le deuil.

Chaque femme se présente et évoque son rapport au deuil. Suzanne en a connu beaucoup mais le pire, c’était après la mort de son mari. « Je ne vous le souhaite pas. Pas tant que vous n’avez pas 100 ans et que vous ne partez pas ensemble ! »

Katherine, elle, a perdu la garde de son enfant de deux ans après son divorce. Une autre forme de deuil. De plus, son conjoint de fait est décédé il y a cinq ans… « On va tous se rejoindre en haut », relativise celle qui avoue que « [sa] spiritualité l’aide beaucoup ».

Le tour de table continue. Mathilde, professeure à Gabrielle-Roy, vient d’être confrontée à la mort d’une cuisinière de l’école, « une femme forte qu’on admirait  ». Outre le choc personnel, elle a dû gérer les réactions parfois surprenantes de ses élèves. En apprenant la mauvaise nouvelle, l’un d’eux s’est mis à rire, provoquant l’incompréhension d’un camarade.

« L’enfant ne sait pas tout le temps gérer ses sentiments », admet Edwina Ward. Ni comment les exprimer. D’où l’importance de ne pas juger ses réactions et d’être à l’écoute.

Quel est votre plus beau souvenir de Noël ?

Du train électrique, aux grands rassemblements en famille, les participants de la Fête de Noël multiculturel, à la Cité francophone le 13 décembre, nous on partagé leurs plus beaux souvenirs du temps des fêtes.

Patrick Henri

Moi mon plus beau souvenir de Noël, c’est quand j’ai passé Noël en Floride. J’avais 18 ans, c’était la première fois que j’allais en Floride avec ma famille et on a fêté Noël sous les palmiers, sous le soleil et c’était complètement différent comme expérience. Je pense qu’on avait fait une dinde quand même… On est allés à la messe de minuit et on était en short et en manches courtes et ça, c’était vraiment spécial de sortir de la messe de minuit sans manteau, sans tuque.

Agnieszka Janowska

C’est celui où je suis rentrée chez moi dans ma famille pour la première fois depuis trois ans. Il y avait énormément de personnes. En Pologne on a 12 plats pour Noël et il faut goûter à chacun un tout petit peu au moins et ensuite avant de manger on partage une sorte de galette qui représente Jésus et on se souhaite de meilleurs vœux pour toute l’année. Ensuite on mange nos douze plats.

77 000 $ pour les aînés francophones

Lancés cette année, le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones ont déjà recueilli 77 000 $ de dons.

Jeudi 11 décembre, une vingtaine de personnes se sont réunies dans les bureaux de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), autour d’un copieux buffet. Parmi eux, un certain nombre de philanthropes qui ont contribué à deux fonds de dotation à destination des aînés francophones de la province : le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones. Plus de 77 000 $ ont ainsi été recueillis en 2014.

Linda Groth, la présidente de la FAFA, a tenu à remercier tous ceux qui partagent « [leur] temps, [leur] énergie et [leur] argent » pour soutenir les 28 000 aînés francophones de l’Alberta sur le long terme en développant des fonds de dotation.

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