Francophonie albertaine

« Je veux aider mes sœurs »

Samedi 28 mars, le nom de la présidente de la nouvelle Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton a été révélé à la Soirée du Grand Rire. Il s’agit d’Aïssata Ouattara, une jeune femme bien décidée à favoriser l’intégration et l’épanouissement de ses compatriotes de la Côte d’Ivoire.
 

« Nous avons compris que si nous, femmes, mettions nos expériences et nos forces ensemble, nous ferions de grandes choses pour notre communauté », explique simplement Aïssata Ouattara, présidente de l’Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton. Créée le 28 novembre 2014, l’association à but non lucratif compte une cinquantaine de membres et vient de se doter d’un bureau élu révélé à la Soirée du Grand Rire. Elle s’adresse à toutes les Ivoiriennes de l’Alberta et aussi aux femmes qui ont épousé un Ivoirien.
 

Pourquoi créer une nouvelle association féminine alors qu’il existe déjà une Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton (CICE) ? « Vous savez, la femme a toujours œuvré aux côtés des hommes. Elle a des qualités de mère, d’épouse, d’éducatrice et de travailleuse. C’est ce qui fait d’elle le pilier du foyer et un maillon essentiel pour le développement de notre communauté », estime la présidente, qui a d’ailleurs été soutenue par Giscard Kodiané, président de la CICE. « Il a vu que chaque fois qu’on organisait des choses, la femme était plus impliquée ! », sourit Aïssata, qui a déjà plusieurs projets en tête.

Faire venir et intégrer davantage de francophones, un défi pour la communauté

Samedi 14 mars, 25 représentants de la communauté francophone ont participé à une longue session de travail à La Cité francophone, dans le cadre du Regroupement en immigration francophone de l’Alberta (RIFA). Il s’agissait notamment de réfléchir à des moyens d’accroître le nombre d’immigrants francophones via la nouvelle plateforme Entrée express.

« Dans la communauté francophone, ça va prendre plusieurs personnes qui sont des experts d’Entrée express », estime Matthieu Brennan, consultant sur les questions d’immigration et animateur de la session de travail du Regroupement en immigration francophone de l’Alberta (RIFA), samedi 14 mars à La Cité francophone.

Mise en place le 1er janvier 2015, la plateforme internet Entrée express est censée favoriser l’immigration économique en mettant en relation employeurs et futurs employés. « Le système est organisé pour répondre aux besoins des employeurs », explique M. Brennan. Or ceux-ci peinent à trouver de la main-d’œuvre qualifiée en Alberta. C’est pourquoi, en 2012, ils ont  fait appel à 84 465 travailleurs temporaires venus de l’étranger. Parmi eux, peu de francophones. Il y a donc des opportunités à saisir.

« Celui qui cherche un mécanicien depuis 8 mois sans en trouver, tu n’as pas besoin de le convaincre de l’importance de la francophonie et du multiculturalisme ! », résume l’expert-conseil en immigration. C’est donc aux organismes francophones de mettre en relation les entreprises et les francophones souhaitant immigrer au Canada.

Une stratégie qu’a déjà comprise Michelle Margarit, directrice de l’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) régionale de Grande Prairie. « Ça fait deux ans qu’on travaille à faire venir des employés qualifiés », explique-t-elle. Son secret ? Une collaboration avec un recruteur ainsi que des relations étroites avec la chambre de commerce et les petites entreprises locales : « Je travaille avec des garages, des fermiers, des soudeurs… » Un modèle qui fonctionne et qu’il serait possible, selon Matthieu Brennan, d’étendre à toute l’Alberta, voire à tout le Canada.

Le Campus Augustana fête la francophonie du 16 au 20 mars

Pour la deuxième année, l’ACFA de Camrose et le Campus Augustana s’associent afin d’organiser des activités dans le cadre des Rendez-vous de la francophonie.  Au menu : remises de prix, projections de films et – nouveauté – un atelier slam. Tout est gratuit.

En 2014, le professeur Jean-Blaise Samou a pris l’initiative de rapprocher le cercle local de l’ACFA de Camrose-Battle River avec le Campus Augustana où il enseignait. Cette semaine de la francophonie proposait des projections de films de l’Office national du film (ONF) et des remises de Prix de la francophonie pour des écoliers.

Une formule reconduite mais aussi étoffée cette année, puisqu’un atelier slam (initiation à la poésie orale) sera par ailleurs proposé le 18 mars par l’enseignante et dramaturge Donia Mounsef. « C’est la première fois à Camrose. C’est ouvert au public et à tous les étudiants francophones et francophiles », encourage Srilata Ravi, professeure de français au Campus Augustana et organisatrice de l’évènement.

Si l’on met de côté la cérémonie de lever du drapeau qui se tiendra au Bill Fowler Centre le 20 mars, toutes les activités des Rendez-vous de la francophonie se dérouleront au Campus Augustana. « L’Université est extrêmement importante dans la communauté de Camrose, avec de grands et beaux locaux pour rassembler tous ces gens-là, affirme Mme Ravi. […] C’est une occasion pour les parents de voir ce qu’il se passe au niveau du français sur le campus… et pour les universitaires de s’ouvrir à la communauté. »

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