La guerre des mondes n’aura pas lieu!

Êtes-vous un amoureux de science-fiction ayant besoin d’un moment d’évasion? Vous allez certainement le trouver dans le roman de Johan Heliot, La guerre des mondes n’aura pas lieu!, où il nous plonge dans l’univers du notoire Herbert G. Wells.

Johan Heliot nous propose une uchronie dans son roman, c’est-à-dire un univers parallèle au nôtre où il manipule un évènement du passé et en examine les répercussions sur l’avenir. Dans ce roman, l’auteur nous fait explorer une avenue intrigante où Herbert G. Wells, que nous connaissons comme le « Père de la science-fiction », abandonne sa carrière d’écrivain. 

 

« Je suis sérieux. Oubliez l’écriture! »
Face au énième refus d’un éditeur londonien, en 1887, le jeune Herbert de 21 ans renonce à devenir romancier, voyant ses ambitions écrasées par les mots cruels de Frank Harris, rédacteur en chef de Fortnightly Review.

 

C’est alors qu’il décide de partir aux États-Unis, avec sa cousine et fiancée Isabel, à la recherche d’une colonie utopique en Californie nommée Icaria (référence reprise du roman Voyage en Icarie d’Étienne Cabet). Là, il espère trouver la liberté de créer et d’innover, mais il découvrira bien plus! En cours de route, Herbert rencontre une série d’individus tous plus intéressants les uns que les autres.


Arrivé au port à New York, le couple passe à travers les douanes avec trois jeunes enfants d’une famille écossaise – Sean, Will et Jenny – adoptés à l’improviste pour ne pas les laisser derrière sans parents. La nouvelle famille passe sa première nuit dans un modeste taudis et, déjà, dès leur deuxième journée, Sean et tout leur argent avaient disparu.

D’une part, Herbert et Isabel entrevoient difficilement leur voyage jusqu’à la côte ouest du pays. D’autre part, Sean n’est pas du tout le voleur qu’Herbert croyait : au contraire, il avait pourchassé le jeune Noir qui s’était enfui avec l’argent. Les deux garçons deviennent rapidement alliés lorsqu’ils sont attrapés par des membres des Dead Rabbits (un gang de rue) et ensuite pris au beau milieu d’une razzia policière dont ils sont parvenus à échapper.

L’orphelin d’origine louisianaise, Toussaint Louis Napoléon Lafayette, trouve un nouveau foyer familial auprès des Wells. Ces derniers, quant à eux, retrouvent leurs maigres économies. Tous ensemble, ils prendront le train vers Chicago, ensuite Omaha, où ils prendront enfin le Transcontinental qui les mèneront à San Francisco, en Californie.

Des aventures à en couper le souffle
Lors du long voyage, Herbert remarque un phénomène astral qu’il juge être « rationnellement, scientifiquement et mathématiquement impossible » : un tripode duquel jaillissait un faisceau de lumière intense et un halo verdâtre est atterri devant une foule de passagers!

À son bord, un homme surnommé Astor qui semble bien connaître le Professeur Wells vient annoncer une nouvelle troublante : la guerre est imminente entre Terre et Mars et seul le professeur est en mesure d’éviter que le pire se produise. Astor, venu de Mars et du futur parallèle, a connu la fin de la guerre des mondes. Dans l’univers d’Herbert, elle n’a pas encore commencé…

Les aventures vont se succéder à une cadence endiablée. Les bandits des Dead Rabbits feront à nouveau leur apparition. Herbert fera une découverte qu’il n’aurait jamais imaginée au-delà des pages d’un roman de science-fiction. Et, enfin, une nouvelle civilisation verra le jour. L’avenir n’est pas écrit… À vous de le découvrir!
 
L’homme derrière la plume
Stéphane Boillot-Cousin, mieux connu sous le pseudonyme Johan Heliot (inspiré de sa femme Johanna et son chien Elliot), fait partie d’une nouvelle génération d’auteurs français de science-fiction qui a émergé au tournant du millénaire. Derrière son personnage de H.G. Wells, Johan Heliot infuse un peu de lui-même dans son caractère et ses occupations, dont le métier de professeur et amoureux de science et de phénomènes surnaturels.    

Avec son habile usage de l’uchronie pour recréer un univers qui dépasse les bornes de l’imaginaire, l’auteur réussit à capter l’intérêt de son public de plus de 14 ans. Il y introduit certaines allusions et citations des auteurs et des textes du monde de la science fiction. La guerre des mondes n’aura pas lieu! est un assortiment détonant d’humour, d’allusions et de rebondissements!
 

 

 

 

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