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01

fév

2012

Super Bowl XLVI : Patriots et Giants ont un deuxième rendez-vous avez l’histoire Imprimer Envoyer
Chroniques - Le coin des sportifs
Écrit par Luc Dostie   

Le 29 décembre 2007, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre se dirigent vers une saison parfaite avec 15 victoires. Mais les Giants de New York se rendent à Foxborough dans la ferme intention de briser cette perfection pour le dernier match de la saison. Malgré une excellente opposition, les Patriots l’emportent tout de même par la marque de 38-35 pour conserver leur fiche sans défaite pour devenir le premier club depuis les Dolphins de Miami en 1972 à avoir 16 victoires en autant de parties.

Le parcours en séries des deux clubs est sans tache et les Giants ont une deuxième chance de mettre fin au parcours parfait puisque les Patriots sont toujours invaincus avant le match ultime du 42e Super Bowl le 3 février 2008. Au 4e quart, alors que les Giants mènent 10 à 7, Tom Brady réussi une passe de touché pour permettre aux Pats de prendre les devants 14-10 avec 2 minutes 45 secondes à faire.


Le jeu du match se produit alors qu’il ne reste que 75 secondes. 3e jeu et 5 verges, les Giants sont à 65 verges de la zone des buts. Le quart-arrière Eli Manning lance le ballon en profondeur jusqu’à la ligne de 25 vers son receveur David Tyree et trois joueurs des Patriots, ce qu’on appelle désormais « l’attrapé miracle ». Avec 39 secondes à jouer, Manning a réussi une passe de touché vers Plaxico Burress permettant aux Giants de remporter le Super Bowl 17-14 et mettre une croix sur la saison parfaite des Patriots.

Le 5 février 2012 au Lucas Oil Stadium d’Indianapolis, ce sont les 2 mêmes clubs qui tenteront cette fois de remporter le 46e Super Bowl. Il est certain que les deux formations ont en tête ce qui s’est passé il y a quatre ans et tout est en place pour un deuxième rendez-vous avec l’histoire.

Ces quatre premiers paragraphes ont failli ne pas être écrits puisque la saison 2011 menaçait d’être annulée en vertu d’une menace de lockout suite à un désaccord profond pour la nouvelle convention collective entre joueurs et propriétaires. Mais après un peu moins de cqin mois d’interruption, les joueurs ont accepté l’offre et seule la partie traditionnelle du temple de la renommée a été annulée.

On se souviendra de la saison 2011 comme étant celle des quart-arrières. Sachant qu’ils accueillaient le Super Bowl dans leur domicile, les Colts d’Indianapolis ont vu le ciel leur tomber sur la tête en apprenant que leur joueur étoile Peyton Manning était blessé pour toute la saison. Sans leur joueur étoile, les Colts n’ont gagné que deux victoires dans l’année, une saison à oublier. Il faut aussi se souvenir que trois quart-arrières ont atteint le plateau des 5 000 verges par la passe dont deux (Drew Brees et Tom Brady) ont battu le record de Dan Marino établi en 1984.

 

Il faut aussi retenir deux quarts recrues qui ont fait couler beaucoup d’encre cette saison. D’abord Cam Newton, le joueur qui a été sélectionné au tout premier rang du dernier repêchage par les Panthers de la Caroline et qui a brisé tous les records de passes pour un quart recrue, mais qui a réussi lui-même 14 touchés par la course, un autre record.

 

Il y a aussi eu Tim Tebow, la jeune sensation des Broncos de Denver qui a été désigné quart partant au 9e match alors que son club avait une fiche de 2 victoires et 6 défaites pour les propulser en séries grâce à un championnat de la section de l’ouest avec une fiche de 8-8. Le verbe « Tebowing » a pris son ampleur lorsque les Broncos ont éliminé les Steelers à Pittsburgh en séries, avant de baisser pavillon dans l’humiliante défaite de 45-10 face aux Patriots. La troupe menée par Tom Brady s’est méritée une participation à la grande finale en l’emportant de justesse 23-20 grâce à un placement manqué du botteur des Ravens de Baltimore dans les dernières secondes.

De leur côté, les Giants se sont rapidement forgés un dossier de 6 victoires et 2 défaites en début de saison avant de perdre à San Francisco 27-20 et de subir 4 défaites consécutives. Ils ont terminé la saison en force pour gagner le championnat de la section Est avec une fiche de 9-7. Ils ont écrasé les Falcons 24-2 dans leur premier match et battu les Packers à Green Bay, gagnants de l’an dernier et grands favoris avec une fiche de 15 victoires et une seule défaite. Ils ont vengé leur revers contre les 49ers en gagnant la partie la plus importante à San Francisco par le pointage de 20-17 en prolongation pour mériter d’affronter les Patriots pour la rencontre la plus importante de la saison.

Les forces en présence et prédiction

D’entrée de jeu, je serai tenté de dire que ce sera la défensive des Giants contre l’offensive des Patriots qui retiendra l’attention. Analysons d’abord les 2 offensives :

Quarts-arrières : avantage Patriots
Patriots : Tom Brady a terminé au 2e rang pour les verges récoltées par la passe avec 5 235 tout en complétant 39 passes de touchés. Il a été victime de 12 interceptions et a lui-même compté 3 touchés par la course.
Giants : Eli Manning a terminé au 6e rang pour les verges récoltées par la passe avec 4 933 verges tout en complétant 29 passes de touchés. Il a été victime de 16 interceptions et a lui-même compté un seul touché par la course.

Receveurs : avantage Patriots
Patriots : Comment passer sous silence l’excellente brochette de receveurs qu’a Brady à sa disposition. À commencer avec l’excellent duo de demi-insérés Rob Gronkowski (meneur de la NFL avec 17 touchés) et Aaron Hernandez, il faut ajouter les receveurs éloignés Wes Walker, Deion Brench et Chad Ochocinco.
Giants : Le premier nom qui vient en tête est Victor Cruz qui a terminé au 3e rang chez les receveurs avec 1 536 verges. S’ajoutent Mario Manningham et Hakeem Nicks comme receveurs et Jake Ballard comme demi-insérés. Mais rien de comparable avec ceux des Patriots, sauf Victor Cruz bien sûr.

Porteurs de ballon : avantage Giants
Patriots : Le duo BenJavus Green-Ellis et Kevin Faulk profite de l’espace alors que la défensive tente de contrer le jeu aérien de Brady pour former certains corridors pour le jeu au sol, mais ni Green-Ellis ni Faulk ne dominent la ligue à cette position.
Giants : Bien que le duo Brandon Jacobs et Ahmad Bradshaw ne soient pas parmi les meilleurs porteurs, ils profitent d’une excellente ligne offensive dont le jeu des Giants est davantage axé sur le jeu au sol.

Défensive : avantage Giants
La défensive des Patriots est parmi celle qui a accordé le plus de points cette saison, surtout contre le jeu aérien. Celle des Giants figure parmi l’élite. Si la philosophie des Patriots est de gagner des championnats par l’offensive, la défensive permet de gagner chez les Giants.

Unités spéciales : avantage Giants
Les unités spéciales se sont les jeux sur les bottés de dégagements et les botteurs. Les Giants ont réussi à gagner leurs deux dernières parties éliminatoires face aux Packers et aux 49ers grâce aux unités spéciales. D’abord contre les Packers en plaçant l’offensive de Green Bay à une position éloignée à l’autre bout du terrain pour reprendre le ballon et les 2 revirements créés contre San Francisco pour reprendre possession du ballon après un botté de dégagement.

 

 

Entraineurs : avantage Patriots
Patriots : Quand le joueur de ligne Rob Ninkovich (6 pieds 2 et 255 livres) admet que le seul qui le rend nerveux dans la NFL est son entraineur Bill Belichick, ça en dit long. Le porteur Kevin Folk qui a joué 12 saisons pour les Patriots a dit de son entraineur qu’il est resté le même homme tout ce temps, mais que ses connaissances de football s’améliorent sans cesse. Chaque partie est un cahier de jeux offensifs complètement différent, ce qui est bien différent de plusieurs entraineurs qui utilisent le même cahier de jeux toute la saison. Il a gagné 3 titres du Super Bowl en 4 participations et a la ferme intention d’ajouter un quatrième trophée Vince-Lombardi à sa fiche.
Giants : Tom Coughlin a comme mentor le grand Bill Parcells pour qui il a été l’assistant entraineur pendant plusieurs années. Formé dans la philosophie que ce sont les défensives
qui gagnent les championnats, le cerveau à la tête des Giants qui utilise une discipline dure et très serrée a rapidement hérité du surnom de Colonel Coughlin. Il ne faut pas oublier que Belichick a travaillé pendant douze ans comme assistant entraineur de Bill Parcells et l’offensive de Belichick sera bien préparée pour contrer la défensive de Coughlin. Reste à savoir si la défensive des Pats, qui est son talon d’Achille, sera à point pour couvrir le duo Manning-Cruz et l’offensive des Giants?



Prédiction : Loin de me considérer comme un spécialiste du football de la NFL, je suis persuadé que les Patriots ont encore en tête l’échec de leur saison parfaite de 2008 et ils voudront effacer ce souvenir par une victoire. Les Patriots ont beaucoup plus à prouver que les Giants et ils le savent. Je veux voir Tom Brady gagner un 4e titre de Super Bowl et répondre aux journalistes qui lui demanderont lequel de ces 4 championnats te fait le plus plaisir et qu’il dira : « Le prochain ! »
 

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