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Mer

04

jan

2012

C’est passé si près… Imprimer Envoyer
Chroniques - Le coin des sportifs
Écrit par Éric Cloutier   

Avec un peu plus de 12 minutes à jouer à la rencontre demi-finale du Canada contre la Russie, le 3 janvier dernier, dans le cadre du Championnat mondial junior, Nikita Kucherov a battu le gardien canadien Mark Visentin et a ainsi porté la marque à 6 à 1 pour la Russie. À ce moment, on ne donnait plus cher de la peau de l’équipe locale.

C’est alors que Dougie Hamilton, Jaden Schwartz, Brendan Gallagher et Brandon Gormley ont marqué tour à tour en l’espace de 4 minutes et 57 secondes pour semer l’hystérie chez les partisans canadiens réunis au Saddledome de Calgary. 

 

Le pointage étant alors 6 à 5 en faveur des Russes, tous les espoirs étaient permis pour les joueurs canadiens. Ces derniers ont attaqué sans relâche et, avec 53 secondes à écouler, Ryan Strome a effectué un lancer pour ensuite lever les bras vers le ciel, persuadé d’avoir créé l’égalité.

 

Malheureusement pour Équipe Canada, la rondelle a arrêté son chemin sur le poteau à la gauche d’Andrei Makarov, le gardien de but russe qui était venu en renfort à la suite du cinquième but accordé par son équipe.

Le Canada est donc passé à quelques centimètres de réaliser une remontée spectaculaire qui aurait occupé une place de choix parmi les dénouements les plus inattendus de l’histoire du Championnat mondial junior.

Malgré deux périodes plus que chancelantes, la formation canadienne a dominé 56 à 24 au chapitre des tirs au but et aurait surement obtenu un meilleur sort si elle avait débuté la partie de façon plus convaincante.

Précisons que la veille, le 2 janvier, la Russie avait mérité le droit d’affronter ses éternels rivaux à la suite d’une difficile victoire de 2 à 1 en prolongation lors du match de quart de finale contre la République tchèque.

L’autre demi-finale opposait la Suède et la Finlande et a également donné lieu à tout un spectacle. Effectivement, les Finlandais, qui avaient vaincu la Slovaquie par la marque de 8 à 5 en quart de finale, ont laissé filer une avance de deux buts avant de voir les Suédois se sauver avec la victoire en tirs de barrage. La formation Finlandaise a pourtant résisté tant bien que mal aux assauts répétés des Suédois, mais une bévue de leur gardien, Sami Aittokallio, a permis à Max Friberg de créer l’égalité avec moins deux de minutes à faire à la rencontre. Dommage pour Aittokallio, car jusque-là, il avait été la grande vedette de la rencontre avec plus d'une cinquantaine d'arrêts.

Le 5 janvier, lors de la finale, les Russes affronteront donc la Suède qui a remporté ses cinq rencontres depuis le début du tournoi. Toutefois, rien n’a été facile, puisque deux de ces victoires ont été signées en fusillade en plus d’une autre en prolongation. La Russie tentera de mériter une deuxième médaille d’or consécutive, ce qui porterait son total à 14 depuis la première édition du tournoi en 1977. De son côté, la Suède n’a qu’un seul triomphe à son actif (1981).

Pour ce qui est d’Équipe Canada, elle devra rapidement oublier cette défaite crève-cœur, car même si l’objectif ultime ne sera pas atteint cette année, elle aura tout de même la chance de mettre la main sur la médaille de bronze. Si le Canada vient à bout des Finlandais, il récoltera une médaille pour une quatorzième année de suite. Depuis 1999, nos représentants ont amassé cinq médailles d’or, six d’argent et deux de bronze.

Après ce décevant revers, est-ce que les jeunes joueurs canadiens auront encore le désir de se dépasser afin de poursuivre cette impressionnante séquence? Ayant battu les Finlandais par la marque de 8 à 1 lors de la toute première rencontre du tournoi, ils seront peut-être tentés de prendre leurs adversaires à la légère…
 

 

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